Tea Time #2

Pfffou… encore un week-end bien rempli ! Heureusement, demain je ne travaille pas et je vais pouvoir un peu me reposer. En attendant que le soleil se couche pour en faire de même, je me prépare un bon petit thé avant de venir bavarder par ici. Vous l’aurez compris, c’est l’heure du tea time ! (Pas de café après 11h au risque de me transformer en gremlins.)


THE Book Haul qui passe bien

J’ai 20 000 livres sur l’étagère. J’ai -20 sur le compte en banque. C’est le bilan du post-craquage livresque. Peu importe, j’ai envie pu m’offrir de vraies petites merveilles que je me suis déjà empressée de découvrir ! C’est parti pour le book haul qui fait vraiment du bien.

– Pourquoi Tokyo – Agathe Parmentier

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Quel est le point commun entre un sac Chanel et des céphalopodes séchés ? Combien de parapluies sont nécessaires pour se protéger d’un typhon ? Et vous, remerciez-vous suffisamment vos toilettes ?
Fuyant la routine parisienne, Agathe Parmentier débarque au Japon en 2014 avec une valise et beaucoup de questions. Elle s’installe dans une chambre de 9 m² et enchaîne les petits boulots, alternant cours de français et figuration à la télévision japonaise.

Ce livre me faisait de l’œil depuis un moment mais j’ai attendu qu’il sorte en poche pour l’acheter. Aussitôt fait, aussitôt lu ! Ce journal de bord (qui en fait reprend les articles de l’auteure postés sur son blog) retrace le voyage d’Agatsu, une jeune parisienne en quête d’aventures partie vivre au Japon pour quelques mois.

Bon, même si je m’attendais à quelque chose de plus travaillé, les anecdotes s’enchaînent avec beaucoup d’humour et c’est le côté loufoque et burlesque du pays qui est mis en valeur dans ce livre. Parfait pour un divertissement, il est néanmoins décevant si l’on s’attend à en apprendre plus sur les traditions du Japon.

Petit exemple d’une franche rigolade : « Quand il a gagné trop de peluches (le no-life japonais), il en apporte quelques-unes en offrande à l’une des serveuses-soubrettes du @Home Café qui, contre quelques centaines de yens supplémentaires, l’appellera « maître » pendant qu’ils joueront à Hippos Gloutons. »

Niveau féminisme et émancipation de la femme, on atteint le sommet.

– La tresse – Laetitia Colombani

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Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

Encore une fois, ce livre figurait en tête de ma wishlist. J’ai hâte de découvrir cette histoire de destins croisés qui semble avoir convaincu la plupart de ses lecteurs.

– Le Rêve de Ryôsuke – Durian Sukegawa

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Ryôsuke souffre de manque de confiance en lui, un mal-être qui trouve ses racines dans la mort de son père lorsqu’il était enfant. Après une tentative de suicide, il part sur les traces de ce père disparu, qui vivait sur une île réputée pour ses chèvres sauvages, et tente de réaliser le rêve paternel : fabriquer du fromage.
À travers les efforts du jeune homme pour mener à bien son entreprise dans un environnement hostile, Sukegawa dépeint la difficulté à trouver sa voie et à s’insérer dans la société, et souligne le prix de la vie, humaine comme animale.

J’avais adoré le premier roman traduit en français de l’auteur, Les Délices de Tokyo. Très contemplatif, le style est apaisant tout en étant très philosophique. Parfait pour une lecture estivale !

– Expiation – Ian McEwan

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Sous la canicule qui frappe l’Angleterre en ce mois d’août 1935, la jeune Briony a trouvé sa vocation : elle sera romancière. Du haut de ses treize ans, elle voit dans le roman un moyen de déchiffrer le monde. Mais lorsqu’elle surprend sa grande sœur Cecilia avec Robbie, fils de domestique, sa réaction naïve aux désirs des adultes va provoquer une tragédie. Trois vies basculent et divergent, pour se recroiser cinq ans plus tard, dans le chaos de la guerre, entre la déroute de Dunkerque et les prémices du Blitz. Mais est-il encore temps d’expier un crime d’enfance ?
Un roman dans la grande tradition romanesque, où Ian McEwan, tout en s’interrogeant sur les pouvoirs et les limites de la fiction, restitue, avec une égale maîtrise, les frémissements d’une conscience et les rapports de classes, la splendeur indifférente de la nature et les tourments d’une Histoire aveugle aux individus.

ENFIN ! Je possède ENFIN le roman qui a inspiré le magnifique film Reviens-moi, réalisé par Joe Wright en 2008. Je l’avais vu étant assez jeune et je me souviens que cette histoire m’avait bouleversée d’autant plus que la fin m’avait tout bonnement anéantie ! Malheureusement, je ne l’ai pas oublié mais je suis très contente de pouvoir enfin me replonger dans cet univers mêlant pas mal de sentiments humains contradictoires.


En trois mots : Oh Mon Dieu

Je ne sais pas si vous le savez, mais je ne regarde pratiquement jamais la TV. Attention, j’aime bien m’abrutir devant des rediff’ de certaines émissions à la con de temps en temps mais honnêtement, ce média est de loin celui que j’aime le moins.

Pourtant, j’aime bien suivre les apparitions de quelques auteurs sur des plateaux télés. Je suis totalement inculte à ce niveau là et la plupart des journalistes/chroniqueurs me sont totalement inconnus mais je trouve intéressant de se tenir au courant de… « ce qui se passe ».

J’avais entendu parler du nouveau roman de Diane Ducret, La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose. Je n’étais pas forcément tentée de le lire mais j’ai vu qu’il faisait pas mal parler de lui sur les réseaux sociaux. En fait, c’est surtout une apparition de l’auteure sur le plateau de l’émission On N’est Pas Couché qui a fait parler d’elle. Je suis allée voir ça…

En trois mots : Oh Mon Dieu !

Mais c’est qui, lui ?! De quel droit ose-t’il parler du travail d’un individu (sans l’avoir lu) de cette manière, devant des spectateurs et téléspectateurs ?

Je suis o-u-t-r-é-é. Rien qu’à voir la tronche des deux invités en face de l’auteure, on sent déjà une bonne dose de mépris. Mais alors quand ce journaliste ouvre la bouche, c’est la foire ! Premièrement, il parle sans avoir lu le livre en question, bonjour le respect et la douce flemme pour un petit livre « feel good », comme le qualifie sa collègue au sourire inconnu.

EN PLUS, il crache sur un travail d’écriture à la frontière de l’autobiographie, autrement dit, il méprise certains éléments de la vie de l’auteure. En gros, elle n’a pas le droit de coucher sur le papier son passé douloureux sous prétexte qu’un « bon auteur » n’est pas là pour faire pleurer dans les chaumières.

1,2,3… je ne comprends pas… 

Mais alors le coup de la « pitoyable solidarité féminine » prouve clairement que ce gars, j’ai oublié son nom, n’a strictement rien compris à l’idée même de la cause. On ne se sert pas de la solidarité comme on se sert d’une pincée de sel, un peu ici, un peu plus par là et voilà !… La solidarité féminine, c’est un état d’esprit permanent, un respect universel qui unit les femmes ET LES HOMMES face au mépris des autres et de la société.

C’est dingue comme certains s’excluent de ce combat, comme si il ne concernait que les femmes.

Mais là n’est le moment aux polémiques et autres débats enflammés ! En tout cas, bravo à l’auteure qui a su rester digne et classe pendant ce moment bien WTF.


 

Ce tea time est terminé ! Avant de vous quitter, je vous laisse vous apaiser avec une belle citation.

« La nuit, il suffit de tendre l’oreille au murmure des étoiles pour sentir le cours de l’éternité. »

– Les Délices de Tokyo, Durian Sukegawa

 

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2 réflexions sur “Tea Time #2

  1. Ah ah, je vois que tu as fait connaissance avec ce très cher Yann Moix… Ce type est encore un mystère pour moi, je ne comprends toujours pas comment il est possible qu’un homme qui semble cultivé et bien élevé soit capable de manquer de respect de cette manière là…

    J’aimais beaucoup suivre cette émission il y a encore quelques années mais je trouve que c’est devenu un RDV de lynchage public, c’est d’une tristesse…

    Quant à Christine Angot, je préfère ne pas en parler, son comportement dans quasiment chaque émission se passe de commentaire…

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    • Exactement ! A quoi bon se servir de sa culture et de son art oratoire pour clasher les gens… une auteure dans ce cas là. Le manque de respect d’une façon aussi hautaine et condescendante est, je trouve, pire que tout.

      Je suis bien heureuse de ne pas regarder la télévision mais je trouve que c’est important de se tenir au courant de ce qui existe. Heureusement que YouTube reprend les « moments forts » pour qu’on puisse se faire une idée des aberrations de certaines émissions !

      Comme quoi, il ne suffit pas d’avoir un immense bagage d’études, ni une culture générale de malade pour être agréable à la télévision !

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