Les sorcières Disney, analyse et commentaire

Qui n’a pas grandi avec les films Disney ? Qui n’a pas frissonné à cause des terribles méchants qui hantent nos cauchemars d’enfant ? Il est vrai que bien des fois, Disney ne prend pas de gants pour nous concocter des méchants diaboliques, assoiffés de haine et de pouvoir. Certains sont beaucoup plus nuancés que d’autres comme par exemple le personnage de Hans, dans La Reine des Neiges, qui se révèle être simplement un bon fouteur de trouble. D’autres, au contraire, baignent dans le Mal dès le début du film et possèdent un caractère linéaire, uniquement motivés par la souffrance et la destruction. A force d’y réfléchir, j’ai eu envie de me pencher un peu plus sur les méchantes de Disney, plus précisément sur les sorcières. Après les avoir retournées dans tous les sens, je suis parvenue à leur trouver quelques caractéristiques bien humaines qui, dans la plupart des cas, les rendent tout de même bien badass. J’en suis même arrivée à éprouver de la sympathie pour certaines !

Vous l’aurez compris, aujourd’hui je vais me faire avocate du diable pour vous présenter un petit mea culpa des sorcières les plus terribles de Disney.


Ursula, La Petite Sirène

 

En premier temps, j’aimerais vous parler d’une méchante qui m’a très longtemps terrorisée et qui ne me laisse toujours pas de marbre. Il s’agit d’Ursula, la sorcière des fonds marins dans La Petite Sirène.

ursula

Apparence physique

Ursula est une créature humanoïde croisée avec une pieuvre géante. Je ne la qualifie personnellement pas de sirène puisqu’elle n’a rien en commun avec le peuple des mers et qu’elle vit à l’écart de la société. Bien qu’elle réunit plusieurs caractéristiques corporelles bien humaines, elle se rapproche selon moi beaucoup plus du poisson, notamment grâce à sa peau teintée, à ses cheveux très flottants et à ses bijoux faits de coquillages.

A première vue, Ursula semble très féminine, très sensuelle. Elle a une morphologie voluptueuse et généreuse qui lui donne l’apparence d’une « femme-poisson » d’âge mûr, assumant pleinement ses formes et rondeurs. De plus, sa gestuelle renvoie à l’idée d’une femme très sûre d’elle qui aime son physique. Le miroir est un objet récurant dans les scènes où Ursula apparaît et celle-ci use même de maquillage pour parfaire son image.

Si nous prenons uniquement ces quelques éléments, nous pouvons penser qu’Ursula prône la liberté de corps en envoyant valser les complexes, tout en s’éloignant de l’apparence classique des personnages Disney. En effet, nous sommes très loin de la grande et filiforme sorcière de Blanche-Neige et franchement, ça fait du bien, même si nous parlons toujours d’affreuses méchantes !

Rien que pour ça, je trouve Ursula bien plus sympathique, pas vous ?

Son caractère

Allant de paire avec sa gestuelle, Ursula est une sorcière extravagante et très rentre-dedans. Elle parle très fort, elle a une voix puissante et envoûtante et surtout elle se montre très franche avec Ariel. Je vous vois déjà vous interroger au sujet du mot « franche » mais oui, j’insiste, Ursula est une des sorcières les plus transparentes de tous les films Disney ! Je m’explique…

Pour comprendre, il suffit simplement de lire à travers les paroles de sa chanson, que je trouve en passant sublime, Pauvre âmes en perdition.

Je n’ai pas toujours été gentille et sincère 
J’ai vraiment mérité le nom de sorcière… 

Dès le début, Ursula donne le ton au sujet de sa réputation. Cela nous renvoi à l’idée de l’existence d’un passé, plutôt tumultueux dans le cas de notre amie. Même si il s’agit d’une stratégie pour gagner la confiance d’Ariel, il est tout de même surprenant de voir une méchante revenir sur un passé qui n’est absolument pas repris dans le film. Elle dit carrément d’avoir mérité le nom de sorcière et cela n’est pas sans équivoque ! Nous pouvons donc déduire que ce sont les gens qui lui ont construis une réputation d’être maléfique et évidemment, cela est bien justifié… Plutôt singulier quand on réfléchit dans ce sens-là, n’est-ce pas ?

Il est vrai que je connais un peu de magie 
C’est un talent que j’ai toujours possédé… 

Un peu plus loin dans sa chanson, Ursula assume carrément ses dons occultes et c’est encore une fois très rare, au sein des méchants Disney ! Une grande partie étant eux aussi dotés de pouvoirs maléfiques, ils tentent pourtant de les cacher, de dissimuler leur statut de sorciers/sorcières. Ursula n’a que faire des préjugés et se montre même assez fière de ses pouvoirs en parlant d’un véritable talent. N’a t-elle pas raison d’assumer ce qu’elle est réellement, finalement ?

Cette âme-là rêve d’être un squelette 
L’autre cherche une amourette 
Et moi, qu’est ce que je dis ? 
Je dis oui 

Une des raisons pour laquelle j’adore Ursula est qu’elle est très sarcastique, je trouve ça à la fois amusant et éclairant. Elle n’hésite pas à qualifier l’envie de changer d’apparence physique d’une des âmes en désir de devenir un « squelette », prônant encore une nouvelle fois une certaine liberté corporelle. Avec cette succession de rimes en ette, Ursula semble même se moquer des aspirations au bonheur des autres, les jugeant vaines et ridicules. Après tout, l’être humain n’est pas connu pour toujours courir après quelque chose, tout en ignorant un bonheur déjà existant ? C’est au moment de l’ultime frustration qu’Ursula se montre présente…

D’ailleurs, vivant recluse de tout, n’est-ce pas les autres qui viennent volontairement vers elle, dans le but de lui demander quelque chose de vain et peu réfléchi ? On pourrait se poser pas mal de question au sujet de la part de responsabilité de ses « victimes »…

Tout le reste de la chanson reste partagée entre aveux, manipulation et sarcasmes à double sens.

En bref…

Ursula est une vraie sorcière aveuglée par l’amour de la souffrance mais je ne trouve pas qu’elle soit la plus malfaisante de toutes. Tout d’abord, elle n’est pas dans l’offensive et attend tout simplement qu’une âme tourmentée vienne faire appel à ses pouvoirs. En faisant signer un contrat à ses « clients-victimes », elle se donne alors le droit de réclamer sa part du marché et en profite pour semer la zizanie. J’ai envie de dire… qui s’y frotte s’y pique !

Elle est également une méchante très assumée ce qui la rend à la fois envoûtante et libératrice.


La Méchante Reine, Blanche-Neige

 

J’ai bien envie d’opposer Ursula à la Méchante Reine de Blanche-Neige. Incarnant la perfection au féminin ainsi que l’image de la sorcière secrète et infernale, elle s’éloigne de l’image de la femme généreuse et franche. Notre Méchante Reine est fourbe, jalouse et surtout rongée par la haine d’une seule et unique personne… beaucoup moins sympathique que notre amie des mers !

La_reine

Apparence physique

Notre deuxième meilleure copine est tout de même assez majestueuse. Belle à en crever, puissante de son statut de Reine, impériale et caractérielle, cette Méchante Reine est également une des sorcières les plus douées de tous les contes de Perrault. Non seulement elle détient le pouvoir de parler avec le Miroir Magique, mais elle est également capable de se transformer en une hideuse vieillarde, laissant alors tomber sa jeunesse et son immense beauté afin de parvenir à ses fins. Je ne suis pas sûre que beaucoup accepteraient le sacrifice !

Son apparence physique revoie alors à son propre caractère gâté par la haine, l’envie et la soif de vengeance. Finalement, je pense que comparé à son degré de méchanceté, l’image de la vieille sorcière lui colle beaucoup plus à la peau. Son allure de bombe atomique nous rappelle peut-être sa vie passée en tant que femme ordinaire, ainsi que sa force politique. Cela dit, en analysant la source de sa haine, j’arrive à penser que la grande Méchante Reine n’est pas aussi puissante qu’il n’y parait…

Son caractère

Encore une fois, l’apparence physique est très importante pour cette sorcière. Au delà de s’admirer dans un miroir toutes les cinq minutes, elle va même jusqu’à lui demander si elle est réellement la plus belle du Royaume. Pas de chance… Blanche-Neige est bien plus jolie qu’elle. Et là, c’est le drame…

Bon, c’est plutôt moyen de penser que la Reine se donne pour objectif de toute une vie de supprimer la seule femme pouvant être plus belle qu’elle. Superficielle, dîtes-vous ? Et bien pas totalement ! Finalement, cela ne témoigne-t-il pas d’une grande faiblesse, d’un manque terrible de confiance en soi ? Car en accordant autant d’importance à son apparence physique ainsi qu’à sa place entant que plus belle femme du Royaume, la Méchante Reine avoue indirectement de ne posséder que sa jeunesse et sa beauté. Elle ignore le fait d’être Reine ainsi que d’être dotée de pouvoirs surpuissants et désire uniquement supprimer toutes rivales sur un plan purement physique. Un petit manque de confiance en soi, non ?

Malheureusement pour elle, la Reine se montrera tellement faible face à sa haine qu’elle en oubliera son propre intérêt en prenant l’apparence d’une repoussante mendiante. Dans le film, il n’est dit nul part que le sort qu’elle s’inflige à elle-même peut éventuellement être annulé… La solution radicale et irréversible d’une femme bien désespérée de ne pas obtenir tout ce qu’elle désire.

En bref…

Ce qui me fait le plus peur dans ce personnage est de savoir jusqu’où elle peut aller pour réussir à tuer Blanche-Neige. Elle se défigure elle-même et la transition entre la Méchante Reine et la Vieille Sorcière est des plus terrifiantes quand on sait que celle-ci est uniquement motivée par une question d’apparence physique.


Maléfique, La Belle aux Bois Dormants

 

Attention, nous avons là la plus susceptible de toutes les copines. Ne donnant pas forcément envie de l’inviter aux petites sauteries Du Château, elle s’offusque tout de même de ne pas être de la partie et décide de se venger sur la personne la moins responsable de l’affaire, à savoir un nouveau né. Faut pas l’énerver…

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Que sait-on de Maléfique ? Pas grand chose… encore une fois, nous avons l’image de la sorcière exclue et forcément méchante, accompagnée d’un oiseau de malheur et d’un sceptre menaçant. Pour ma part, je trouve qu’il s’agit de la plus belle sorcière de tous les Disney.

Son apparence physique

Malgré sa cape stricte et sa paire de cornes, on devine que Maléfique est une très belle femme, toute en finesse et en grandeur. D’un charme dérangeant et envoûtant, elle nous inspire à la fois l’idée d’une puissance féminine et celle d’une méchanceté naturelle. Avant le film mettant en scène une Maléfique pleine de pathos, le dessin-animé nous donne l’image d’une femme froide, essentiellement mauvaise et dévastatrice. Ses cornes nous font penser à celles d’un dragon et c’est bien rapidement que nous apprenons qu’elle partage bien plus qu’une passion pour ces grands reptiles…

Son teint pâle et sa maigreur peuvent nous rappeler le fait qu’elle vit recluse dans un château glacial et sombre tandis que son regard jaune et perçant nous renvoie encore une fois à sa condition de femme-dragon.

Son caractère

Maléfique est la sorcière la plus froide et la plus mystérieuse de ma petite sélection. On ne sait rien de son passé, rien de ses motivations si ce n’est un cruel goût pour la vengeance mais je ne peux m’empêcher de la trouver intéressante. Attention, vous allez avoir droit à une analyse très personnelle et donc, peu objective.

La malédiction de Maléfique est simple : avant ses seize ans, Aurore se piquera le doigt avant de succomber. Plusieurs critiques et analyses sont unanimes, cela renvoie directement aux premières menstruations de l’adolescente. Si nous pouvons comprendre l’allusion de la piqûre et donc du saignement, nous nous demandons pourquoi Maléfique prévoit-elle la mort d’Aurore. On ne meurt pas de ses premières règles, tout de même ! Je pense que l’explication se trouve au delà d’une simple histoire de règles…

Maléfique a l’apparence d’une femme belle, en pleine fleur de l’âge. Sa froideur et sa méchanceté proviennent d’un passé qui nous est inconnu dans le dessin-animé mais son caractère nous en apprend plus sur son rôle réel. Maléfique est caractérielle, susceptible, colérique… risquerai-je de me faire taper sur les doigts si je renvoie cela à notre état d’esprit quand nous autres femmes sommes visitées par Dame Nature…? Bon, j’avoue que c’est nettement exagéré et que toutes les femmes ne réagissent pas de la même façon quant à leurs règles, mais pour ma part cette théorie semble assez judicieuse.

Le personnage de Maléfique serait-il porteur d’une certaine prophétie, préméditant la perte du calme et de l’insouciance, dès l’arrivée des premières règles ? Aurore doit mourir mais finalement, n’est-ce pas là une forme de perte de soi, à savoir la perte de l’enfance ? Autrement dit, l’enfant Aurore va bel et bien disparaître mais pour mieux laisser la place à la femme…

En modifiant le sortilège, les Bonnes Fées nous font tomber un peu dans le cliché en nous laissant penser qu’Aurore ne réalisera seulement sa condition de femme qu’après le baiser d’un Prince Charmant. Comme-ci la femme ne s’éveillait qu’après la rencontre du grand amour ! C’est beau, mais je n’adhère pas forcément à cette vision des choses peu moderne.

En bref…

Maléfique est selon moi l’allégorie de la disparition de l’enfance vers l’âge adulte, plus précisément l’arrivée même des premières menstruations. Avec son caractère colérique, elle incarne uniquement le côté sombre de la femme réglée, endeuillée par la perte de sa condition d’enfant.


 

C’est tout pour aujourd’hui ! Qu’avez-vous pensé de mes analyses ? Etes-vous d’accord avec certaines de mes réflexions ? Je vous rappelle que je suis loin d’être objective puisque je vous parle uniquement de mes impressions personnelles, il se peut donc que mes analyses soient incomplètes, voir même erronées. L’objectif de cet article n’étant pas de dresser un portrait exact de ces personnages, j’ai pris beaucoup de plaisir à vous faire part de mes points de vue.

Le sujet étant passionnant, n’hésitez pas à intervenir dans les commentaires !

 

 

 

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Blog&Booktube: quand la littérature envahie les réseaux sociaux !

Ce n’est pas parce-que je suis blogueuse que je ne fréquente pas Booktube ! Bien au contraire, je suis toujours ravie de regarder les dernières vidéos de mes booktubeuses et booktubeurs préférés et cette façon d’aborder les livres me plait tellement que j’ai parfois envie de me lancer à mon tour. Sans être tout à fait prête pour sauter le pas, j’aime garder un œil sur les nouvelles chaînes qui fleurissent de plus en plus sur Booktube ! J’ai récemment fait la découverte de la chaîne Marie Typhaine au fil des pages, animée par deux jeunes amies, toutes deux passionnées de livres.

Avec leur douceur, leur naturel et leur générosité de contenu, j’ai eu envie d’aller à leur rencontre pour leur proposer une petite confrontation Blog/Booktube !

Est-ce que Booktube prend le pas sur la blogosphère littéraire ? Est-ce qu’un/e booktubeur/se commence forcément avec un blog ? Les deux plateformes sont-elles réellement complémentaires ? Nous allons découvrir l’avis de Marie et Typhaine tout en comparant avec mon propre point de vue. C’est parti !


– Pour commencer, explique-nous ce qu’est, à tes yeux, la Blogosphère si tu es blogueur/euse ou bien Booktube sur tu as une chaîne.

Marie : Pour moi Booktube, c’est un lieu de partage où l’on peut discuter de passions communes et se rassembler.
Typhaine : Pour moi Booktube, c’est le moment où je me sens le plus proche de ma meilleure amie Marie avec qui je partage notre chaîne. C’est le moment où je n’ai pas à faire semblant, où je me sens pleinement heureuse. Booktube représente tellement à mes yeux que je ne sais même pas comment l’expliquer. ça me permet d’échanger ma plus forte passion avec la personne qui m’est chère, de connaître de nouvelles personnes, d’échanger nos avis, nos points de vues. C’est un moyen de m’évader, de donner aux gens l’envie de lire, de s’évader à leurs tours. Sans Marie je n’aurai jamais osé me lancer, ça ma permit de réaliser un projet, d’avoir un but, quelque chose auquel il faut s’accrocher. ça a débloqué ma timidité et ça ma donné l’envie d’aller plus loin.
Salomé : Je conçois la blogosphère comme un véritable réseau littéraire. Lieu de rencontres et de partages, tous les blogs ont quelque chose à offrir aux lecteurs et c’est toujours une joie de savoir qu’ils sont aussi connectés les uns aux autres. Le format blog est ce qui me correspond le plus puisqu’en plus de la lecture, l’écriture est aussi une des mes plus grandes passions. J’espère fournir un contenu intéressant, divertissant et surtout inspirer mes lecteurs sur diverses lectures. A côté, j’adore me promener de blogs en blogs afin de découvrir de nouvelles choses et ce réseau est tellement étendu en diversités que je peux y passer des heures !

– Fréquentais-tu ces deux communautés avant de te lancer ?

Marie : Je regardais pas mal de booktubeuses/booktubeurs et j’avais un blog sur lequel je ne poste plus aujourd’hui.
Typhaine : Je fréquentais principalement Booktube et encore maintenant d’ailleurs.
Salomé : Le tout premier blog que j’ai crée n’était pas principalement littéraire. D’ailleurs, je n’en fréquentais pas du tout. C’est après avoir changé ma formule que l’envie de découvrir la communauté m’a prise et c’est encore plus tard que j’ai commencé à regarder des vidéos Booktube. En fait, je crois bien que mon intérêt pour Booktube date de deux ans environs…

– Pourquoi avoir voulu y participer à ton tour ?

Marie : Car cela faisait longtemps que je voulais me lancer sur Youtube en n’en parlant avec Typhaine, le projet c’est concrétisé et nous voilà aujourd’hui !
Typhaine : J’ai voulu me lancer à mon tour pour pouvoir faire ce que j’aime. Pour pouvoir partager avec des gens venus de n’importe où dans le monde . Me faire de nouveaux amis qui auraient la même passion que moi. Et surtout passer des moments fabuleux avec Marie à tourner nos vidéos, à rire lorsqu’on bafouille devant la caméra ou que l’on se trompe dans les montages des vidéos et qu’il faut tout recommencer.
Salomé : Et bien déjà parce-que j’avais tout simplement envie de rendre le blog beaucoup plus littéraire. A un moment donné, je fréquentais beaucoup Booktube et je dois dire que c’est principalement ça qui m’a donné envie de développer la partie « Littérature » des Carnets de Salomé.

– Cites trois choses qui caractérisent un blog littéraire ainsi qu’une chaîne Booktube.

Marie : La passion, le partage et la communauté.
Typhaine : La passion, l’enthousiasme et la complicité.
Salomé : Le partage, la passion et la bienveillance.

– Quelle communauté fréquentes-tu le plus ?

Marie : Booktube même s’il m’arrive d’aller lire quelques blogs littéraires.
Typhaine : Booktube.
Salomé : Bien que mon blog soit ma principale occupation sur Internet, je dois dire qu’en ce moment je fréquente beaucoup plus Booktube que la blogosphère littéraire.

– Penses-tu que Booktube prend le pas sur la Blogosphère littéraire ?

Marie : Je ne sais pas… j’aurai tendance à dire que oui mais je ne sais pas pourquoi.
Typhaine : Je ne pense pas non après chacun choisi le support qu’il préfère en fonction de son aisance devant des personnes qui lui sont inconnues, en fonction de ses qualités parce que ce n’est pas toujours simple de monter des vidéos. Alors je pense que non, pour moi la blogosphère littéraire et Booktube ont une notoriété égale.
Salomé : Cela dépend selon moi de beaucoup de choses. Booktube connait une ascension fulgurante, c’est indéniable, mais les blogs subsistent bel et bien ! En fait, si je prends mon cas, je dois dire qu’entre regarder une vidéo super bien tournée, avec un contenu drôle, original et captivant, ou bien lire un article tout aussi intéressant mais plutôt dense, le choix est hélas vite fait… Je pense que pour qu’un blog conserve son dynamisme, l’auteur/e doit veiller à garder un format d’article aéré et attrayant. J’ai récemment opté pour une mise en page avec des sous-titres et des reprises et je dois dire que même pour moi au stade de la relecture, c’est beaucoup plus agréable ! En bref, même si Booktube rassemble de plus en plus de monde, la blogosphère doit apprendre à s’adapter tout en ayant confiance en ses lecteurs !

– Si tu n’as pas de blog, ou bien pas de chaîne Booktube, penses-tu y venir un jour ?

Marie : Pour le coup je ne suis pas concernée.
Typhaine
Salomé : Comme je l’ai dit plus haut, la chaîne Booktube est quelque chose qui me tente beaucoup mais dont je ne me sens pas encore tout à fait prête. J’aime l’anonymat du format blog et j’ai beaucoup de mal avec mon image face caméra. Je n’ai absolument pas l’intention de me forcer à faire quelque chose et c’est d’ailleurs pour ça que je réfléchis à un autre projet.

– Penses-tu que les deux communautés soient complémentaires ? Pourquoi ?

Marie : Oui je pense que l’un ne va pas sans l’autre car il y a des gens qui préfèrent lire des chroniques que les regarder et inversement.
Typhaine : J’ai la même opinion que Marie, chacun à ses préférences, d’autres aussi ont choisis de gérer les deux mais personne n’y est contraint.
Salomé : Il y a ceux qui aiment regarder des vidéos en sirotant un bonne boisson fraîche, d’autres qui aiment sauter de blogs en blogs, un café à la main. Cela dépend donc principalement des habitudes de chacun et il en faut pour tous les goûts. Le format vidéo apporte un dynamisme que l’article écrit n’apporte pas forcément tandis qu’une bonne grosse chronique rédigée permet une analyse plus détaillée. Par exemple, je préfère prendre le temps de lire l’analyse personnelle de quelqu’un et regarder des TAGs sur Booktube car je trouve que ce format se prête à merveille pour ce genre de questionnaires souvent ludiques.

– Quels sont les blogs et/ou chaînes Booktube que tu suis le plus ?

Marie : Je vais me concentrer sur Booktube : De l’encre pour sang, Audrey Le Souffle des Mots, Pikiti Bouquine, Brunelle, Bim Bam Books …
Typhaine : Audrey Le Souffle des Mots, De l’encre pour sang, Margaud Liseuse, BiblioZoé, Marie lit en pyjama.
Salomé : J’aime beaucoup le blog de mon amie Anaïs, de mon autre amie Anaïs ainsi qu’une multitudes de blogs sur WordPress. Pour ce qui est de Booktube, je suis notamment abonnée à Lemon June, à Audrey Le Souffle des Mots, à Brunelle que j’ai récemment découverte, à Margaud Liseuse, à Bulledop, à MH La Lectrice, à Lebonbonaucassis ainsi qu’à Marie Typhaine au fil des pages, depuis peu.

– A part sur ta chaîne et sur ton blog, avec qui et de quelle manière discutes-tu le plus souvent de littérature ?

Marie : Avec Typhaine tout simplement! Premièrement parce que c’est ma meilleure amie et également puisque nous avons cette passion commune.
Typhaine : Je discute souvent de mes lectures avec Marie (surtout elle) mais également avec ma tante, ma grand-mère et ma mère mais j’aime autant discuter avec nos abonnés par le biais d’Instagram.
Salomé : N’ayant pas une famille de fervents lecteurs, je discute principalement lecture avec quelques amis plus ou moins autant passionnés que moi. Je leur parle de mes dernières lectures avec tellement de passion qu’ils me disent souvent avoir envie de les lire à leur tour. Autant vous dire que ça me fait vraiment plaisir ! Je fréquente également beaucoup la communauté Bookstagram sur Instagram ainsi que les réseaux sociaux littéraires comme Livraddict et Babelio.

Et vous, qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à réagir dans les commentaires et allez-donc faire un tour sur la chaîne Marie Typhaine au fil des pages !

Pauline, Alexandre Dumas (Résumé et analyse)

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Quel est le secret que cache Pauline ? Pourquoi fuit-elle le regard d’autrui ? Quel drame creuse son visage et altère son teint ?  » Personne n’ignore par expérience que le danger inconnu est mille fois plus saisissant et plus terrible que le péril visible et matérialisé « , confie Pauline. En épousant le comte Horace de Beuzeval, un homme diabolique, la jeune femme a signé son arrêt de mort : chaque jour est devenu synonyme d’angoisse et d’effroi…


Dans le cadre du challenge #AdopteUnDumas lancé par plusieurs Booktubeuses, j’ai choisi de lire Pauline. Ce petit classique m’avait d’abord été rudement conseillé et je dois dire que le résumé au dos de mon édition m’intriguait beaucoup.

Le roman s’ouvre sur un narrateur qui se charge de dresser le cadre temporel de l’histoire et nous pouvons facilement supposer qu’il s’agit d’Alexandre Dumas lui-même. Il introduit le personnage d’Alfred de Nerval, tout en revenant sur leur dernière rencontre. Environs deux ans auparavant, Dumas fait la connaissance de Pauline, une jeune femme mystérieusement fuyante et accablée d’un grand mal. Frappé en plein cœur par la beauté torturée de cette dernière, le narrateur va alors tout faire pour tenter de l’approcher et de le venir en aide.

Pauline, accompagnée d’Alfred de Nerval, disparaît subitement, laissant alors le mystère complet. Ce n’est que bien plus tard que Dumas retrouve le nom de jeune femme inscrit sur une tombe. C’est avec un tas de questions en tête que le narrateur croise de nouveau Alfred de Nerval sur son chemin et vous vous doutez bien qu’il va s’empresser de lui demander toute l’histoire.

A ce moment là, nous avons un changement de narration puisque qu’Alfred prend la parole avec un long et détaillé récit. Celui-ci raconte les circonstances de sa rencontre avec Pauline qu’il retrouve par hasard enfermée dans un cachot. La jeune femme semble proche de la mort et pour cause, elle vient d’avaler un verre de poison. Sans prendre le temps de réfléchir, le courageux Alfred abandonne Pauline pendant quelques instants, le temps de trouver le moyen d’ouvrir la porte du cachot. Transi par l’amour naissant et ravigoté par une bonne dose de stress, notre héros délivre sa dulcinée en deux temps trois mouvements et les voilà tous les deux, sains et saufs, à fuir l’horrible destin qui attendait Pauline.

Des héros imparfaits et un humour noir

Dès cet instant là, je me suis beaucoup attachée à ces personnages qui, incarnant toutes les caractéristiques des héros classiques un peu clichés, sont pourtant naturels et imparfaits. Le fil de l’histoire est sans cesse entrecoupé de couacs, de revirements de situation et de changements d’avis brutaux. J’ai particulièrement aimé la rencontre entre Alfred et Pauline. Inquiet de l’état alarmant de Pauline, celle-ci lui apprend qu’elle vient de boire un verre de poison, à peine une heure avant son arrivée. S’en suit alors une suite de répliques lapidaires et je n’ai pas pu m’empêcher de rire face à cette situation quasi burlesque, bien que tragique.

-Qu’y avait-il dans ce verre ? dis-je épouvanté

-Du poison, me répondit Pauline.

-Et vous l’avez bu ! m’écriai-je.

-Savais-je que vous alliez venir ? me dit Pauline en s’appuyant contre la grille; car alors seulement elle se rappela qu’elle avait vidé ce verre une heure ou deux avant mon arrivée.

Il faut vraiment avoir la poisse pour renoncer à la vie alors qu’un preux chevalier est sur le point de voler à notre secours, vous ne trouvez pas ?

Je n’ai donc pas retrouvé cette notion de destin salutaire, présent dans beaucoup de romans héroïques et c’est d’ailleurs pour cela que Pauline est considéré comme étant un des meilleurs romans gothiques de l’auteur. L’effet est tel que nous tremblons sans cesse avec les protagonistes puisque qu’il est certain que ni miracles et ni prophéties divines ne viendront à leur aide.

Des personnages maudits

C’est selon moi la raison pour laquelle le sauvetage s’effectue en début de roman et ne fait absolument pas office de happy end. On pourrait croire que nos deux héros n’ont plus qu’à profiter du bonheur de la liberté en s’aimant d’un amour pur mais comme dans tous les romans noirs, une sorte de malédiction s’abat sur les personnages, ce qui les voue incontestablement au malheur et à la mort.

Pauline semble alors poursuivie par le fantôme de son passé et refuse, malgré les supplications d’Alfred, de révéler la raison de son désespoir. Nos deux héros fuient alors la France et s’établissent en Angleterre, prétendant appartenir au même sang. Pauline reprend alors des forces et se révèle être une jeune femme déterminée à garder ses secrets, inflexible et voir même un peu exigeante.

-Vous me rendrez tout cela sur le prix de vos leçons, interrompis-je en souriant: un frère peut prêter à sa sœur. 

-Il peut même lui donner lorsqu’il est plus riche qu’elle, dit Pauline, car, dans ce cas-là, c’est celui qui donne qui est heureux.

Pas folle la guêpe !

Ce n’est que sous la condition suivante que Pauline accepte de conter son histoire à Alfred : il ne devra en aucun cas parler à qui que ce soit de cette affaire tant que tous les concernés ne seront pas morts. Notre héros jure et écoute Pauline, toujours aussi passionné par cette jeune femme exaltante.

Un méchant séduisant et passionné

Hop, nouveau changement de narration ! Pauline prend les rênes du récit et remonte jusqu’à sa rencontre avec le Comte Horace… un homme sombre, mystérieux mais tellement séduisant. Pour tout vous dire, j’ai adoré ce personnage masculin qui s’éloigne de la figure héroïque classique. Alors oui, ce n’est pas à proprement dit un héros puisqu’il est la cause du malheur de Pauline et qu’il est probablement atteint de troubles mentaux mais c’est la première fois que je m’attache autant à un méchant.

Pour commencer, le Comte Horace a de réelles compétences. Il ne triche pas pour forger sa réputation et possède réellement une puissance et une aura convaincantes. Les quelques récits sur son passé sont dignes de plus beaux romans épiques et malgré son air froid et peu avenant, il semble véritablement être un passionné.

Personnellement, je pense que le Comte est réellement tombé amoureux de Pauline et ce pour plusieurs raisons. Déjà, quand on apprend les activités de Horace, on peut difficilement penser qu’il est du genre à s’enticher d’une femme, histoire de rigoler 5 minutes. Pour se marier, s’établir officiellement et offrir une vie confortable à sa femme, Horace me semble être profondément attaché de Pauline. Sauf qu’il est également profondément… mauvais !

Horace, un Mister Hyde français

J’ai été impressionnée par l’équilibre qu’a trouvé le Comte afin de concilier non seulement sa vie amoureuse mais également ses activités illégales et criminelles. Un peu comme un Mister Hyde, il jongle entre sa personnalité destructrice et la tendresse qu’il éprouve pour sa femme et rien que pour ça, j’aime énormément ce personnage complexe.

Une autre raison qui m’a laissé penser que le Comte éprouve de vrais sentiments pour Pauline : très attaché à son honneur en tant que mari, il refuse catégoriquement de « s’amuser » avec une prisonnière. De plus, un peu plus tard dans l’histoire, c’est à dire après le gros bordel, il refuse également d’assassiner lâchement sa femme par un coup de pistolet. Certains pourraient penser que le moyen qu’il utilise pour s’assurer de la mort de Pauline est encore plus cruel mais je ne partage pas forcément cette opinion.

Entre folie meurtrière et attendrissement

Alors oui, enfermer sa femme vivante dans un cachot avec une source de lumière périssable et un verre de poison n’est pas très classe mais cela ne revoit-il pas à l’unique faiblesse du Comte qui n’est autre que sa passion ? Il explique lui-même à Pauline qu’il est tout bonnement incapable de l’abattre froidement et qu’il préfère lui laisser faire le sale boulot elle-même. Ce cruel attendrissement m’a conforté dans mon idée, à savoir que le Comte est loin d’être aussi inflexible que ça. Rappelons également qu’il n’a pas hésité une seule seconde à tirer en plein cœur de la prisonnière pour lui éviter un sort bien plus terrible que la mort…

Horace est donc un personnage paradoxale au maximum qui est sans cesse tiraillé entre l’honneur, la passion et sa folie meurtrière. Bien désolé par l’allure que prennent les choses, il cédera quand même à la noirceur de son âme, faisant de lui définitivement un héros de romans noirs.

Vous aurez compris que le roman se compose de trois récits imbriqués. A la fin, nous revenons donc au présent, une fois que Pauline ait succombé à l’influence fatale du Comte. Alfred achève ainsi son récit et il ne nous reste plus qu’à méditer sur cette incroyable histoire où se mêlent horreur, passion, contradictions et fatalité.


Bref, petit mais puissant, ce classique m’en a fait voir de toutes les couleurs ! J’ai ressenti tout un panel d’émotions aussi différentes que contradictoires et je suis bien heureuse d’avoir découvert l’auteur avec ce magnifique roman gothique. 

 

ERRACTUM : En fait, je viens juste de me souvenir que j’avais déjà lu un livre de cet auteur et il s’agissait de la pièce de théâtre Anthony. C’est d’ailleurs une de mes pièces préférées et je me demande comment j’ai pu oublier ça !

 

Le Jazz de la vie, Sara Lövestam

9782075093262FS

Marginale, d’origine cubaine, Steffi est harcelée par les filles de sa classe. Aller en cours est tous les jours un exercice de survie. Ce qui la fait tenir: la force qu’elle trouve dans son amour pour la musique et son don pour la basse. 
Jeune jazzman qui s’est fait un nom à Stockholm pendant la Seconde Guerre mondiale, Alvar a des souvenirs à revendre et ne vit que pour sa passion.
Quand leurs routes se croisent, passé et présent se mêlent. Cette singulière amitié fait souffler sur leurs vies une liberté exaltante.

Une lecture captivante à la rencontre de deux destins, deux générations. 
Touchant, d’une authenticité rare, un roman vibrant comme un air de jazz qui évoque à la fois la mémoire, la tolérance et la quête de soi.


Un grand MERCI aux éditions Gallimard Jeunesse pour cette belle découverte ! Littérature jeunesse, musique jazz, il est clair que je suis sortie de ma zone de confort littéraire avec cette lecture.

L’univers jazzy nous enveloppe

Le roman s’ouvre sur le personnage de Steffi, une adolescente férue de musique jazz, victime de harcèlement scolaire. Renfermée sur elle-même, la jeune fille extériorise son mal-être à travers sa musique, domaine où elle est particulièrement douée. Un beau jour, alors que Steffi rentre de l’école, celle-ci fait la connaissance d’Alvar, un vieux monsieur mélomane habitant dans une maison de retraite. Celui-ci prétend avoir joué avec le grand Povel Ramel, célèbre jazzman suédois et idole incontestable de notre héroïne ! Rapidement, une amitié va lier ces deux personnages qui vont, chacun leur tour, raconter leur histoire. Alvar revient sur sa jeunesse passée à Stockholm, capitale de la musique jazz, et Steffi va peu à peu se confier sur son quotidien difficile.

Dès le début, l’univers jazzy nous enveloppe grâce à des termes techniques, des musiciens du siècle passé, des notes, des instruments… c’est un véritable régale que de se laisser emporter par le rythme endiablé en vogue dans les années 40. Le récit d’Alvar nous projette dans une époque compliquée, où la guerre sévit en Europe tandis que le jazz est perçu comme une musique dangereuse et révoltée. A seulement 17 ans, le jeune Alvar fera son entrée dans le monde impitoyable du spectacle et fera l’expérience de la course folle vers le succès. Ça sera également l’occasion pour lui de vivre ses premiers émois amoureux ainsi que ses premières confrontations d’homme à homme. Alvar n’aura donc pas d’autre choix que de grandir, livré à lui-même dans une ville aussi effervescente que Stockholm.

Une héroïne mature et équilibrée

J’ai été passionnée par cette période d’apprentissage, donnant au roman une réelle notion d’initiation. Alors qu’à son époque, Alvar apprend à séduire les femmes, à comprendre l’importance de la gomina ainsi qu’à braver l’épreuve de la piste de danse, Steffi apprend quant à elle que non, elle n’est pas « un sale rat » ni « la fille la plus moche de son collège ». J’ai apprécié le fait que Steffi n’est pas représentée comme une victime passive de son harcèlement mais plutôt comme une jeune fille consciente de ses propres qualités. Même si son manque de répartie face à ses bourreaux m’a un peu agacée, j’ai trouvé intéressant de voir que finalement, elle ne prend pas pour argent comptant ce qu’on lui dit et est même fière de son propre talent. Si Steffi a choisi le silence face aux attaques, c’est bien parce-qu’elle est dotée d’un esprit bien plus mature que ses camarades de classe et qu’il lui serait inutile d’alimenter leurs bêtises. Avec une héroïne mature et équilibrée face à la petitesse des ses harceleurs, l’auteure nous donne une leçon magnifique sur la force intérieure d’une adolescente, capable de trouver la paix intérieure à travers la musique.

Steffi avance dans la vie avec courage et fierté

Grâce au récit d’Alvar et de leurs moments passés à écouter de vieux et talentueux jazzmen, la jeune fille affûtera sa musicalité en découvrant de nouveaux instruments de musique qu’elle apprendra en autodidacte. Tout son entourage semble conscient de son immense potentielle et désire l’encourager, ce qui va rapidement lui donner envie de prendre son destin en main. Je salue d’ailleurs la finesse de l’auteure qui n’a pas crée une héroïne baignant dans le pathos ni dans l’apitoiement sur son propre sort. Malgré sa vie scolaire difficile, Steffi ne perd pas des yeux ses objectifs et avance dans la vie avec courage et fierté. Loin d’être antipathique et insipide, cette jeune adolescente incarne à elle seule un concept reprit par de nombreux artistes à ce de façon intemporelle, celui du spleen, du mal du siècle, du blues…

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

L’Albatros, Charles Baudelaire

Comment ne pas penser à ce magnifique poème de Baudelaire face à une héroïne aussi prometteuse, en proie à la cruauté des autres ?

La recherche de soi est également abordée dans le roman

Un autre thème important est abordé dans ce roman, celui de la recherche de soi, de son identité en tant que personne unique. L’adolescence étant une période d’homogénéisation pour la plupart, Steffi avance à contre-courant, face à cette micro société où il est d’usage d’insulter publiquement quelqu’un sur un réseau social. Fidèle à elle-même et à son prestigieux destin, Steffi ne sait peut-être pas très bien qui elle est mais il est certain qu’elle sait pertinemment ce qu’elle veut devenir.

Pas de clichés ni de discrimination positive

Le personnage de la sœur incarne mieux à mes yeux la crise existentielle, bien qu’il ne soit pas assez présent et développé. La surprise qui tourne autour de la sœur de Steffi m’a beaucoup plu et je suis déçue que l’auteure ne soit pas allée un peu plus loin, histoire d’approfondir le sujet. Cela dit, en donnant à ce détail une place aussi minime dans son roman, Sara Lövestam ne tombe ni dans le cliché ni dans la discrimination positive.  Elle aborde d’ailleurs avec une grande délicatesse plusieurs étapes clés de l’adolescence, à savoir les nouvelles expériences, la réflexion, l’acception de soi et la tolérance.

Pas de happy end, juste des tranches de vie partagées

L’auteure est décidément éloignée de tous clichés puisque dans Le Jazz de la vie, nous n’avons pas de happy end. Certains pourraient être un peu frustrés par le dénouement comme je l’ai été au début mais après réflexion, je pense que tout l’intérêt du roman réside dans la discussion, dans le partage de tranches de vie. On nous apprend que même si tout nous oppose à quelqu’un, nos destins peuvent étrangement se ressembler et qu’il peut arriver que nous empruntions les mêmes chemins. La vie d’Alvar est derrière lui tandis que celle de Steffi ne fait que commencer mais finalement, l’universalité de la musique ainsi que la détermination à réaliser ses rêves les unissent à jamais.

Une fantastique découverte qui nous laisse beaucoup de mélodies en tête et qui nous pousse à viser la lune quitte à atterrir dans les étoiles, comme le dirait Oscar Wilde…


9/10

Expiation, Ian McEwan

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Sous la canicule qui frappe l’Angleterre en ce mois d’août 1935, la jeune Briony a trouvé sa vocation : elle sera romancière. Du haut de ses treize ans, elle voit dans le roman un moyen de déchiffrer le monde. Mais lorsqu’elle surprend sa grande sœur Cecilia avec Robbie, fils de domestique, sa réaction naïve aux désirs des adultes va provoquer une tragédie. Trois vies basculent et divergent, pour se recroiser cinq ans plus tard, dans le chaos de la guerre, entre la déroute de Dunkerque et les prémices du Blitz. Mais est-il encore temps d’expier un crime d’enfance ?
Un roman dans la grande tradition romanesque, où Ian McEwan, tout en s’interrogeant sur les pouvoirs et les limites de la fiction, restitue, avec une égale maîtrise, les frémissements d’une conscience et les rapports de classes, la splendeur indifférente de la nature et les tourments d’une Histoire aveugle aux individus.


Ian McEwan est un auteur britannique ayant écrit de nombreux romans. Atonement sortira en 2001 au Royaume-Unis avant de paraître en France sous le titre de Expiation.

J’ai mis beaucoup de temps à faire le lien entre un film que j’avais beaucoup aimé et le roman. Reviens-moi, sorti en 2007 et réalisé par Joe Wright m’avait beaucoup marquée et j’ai appris qu’il s’agissait de l’adaptation d’un livre, Expiation.

Le titre, très éloigné de celui du film, m’a beaucoup intriguée. A vrai dire, c’est la première que je voyais ce mot et j’en ignorais tout le sens. Instinctivement, et connaissant déjà l’histoire, le mot me renvoyait à une idée de culpabilité, de peine purgée, de remord. Je n’étais certes pas loin de la définition exacte, mais il me manquait un élément très important dans l’histoire. Vous comprendrez mieux en lisant la définition proposée par Google :

expiation

(nom féminin)
Souffrance imposée ou acceptée à la suite d’une faute et considérée comme un remède ou une purification.

Dans cette histoire, c’est justement la notion d’acception de la souffrance qui est importante. Vous l’aurez deviné, Expiation est un roman abordant les thèmes de la culpabilité, des regrets et surtout de la volonté quasi obsessionnelle de réparer ses fautes. Rapidement, une question taraude les personnages comme le lecteur: peut-on pardonner le crime d’une fillette de 13 ans, et surtout, pourra-t-elle un jour se racheter aux yeux des victimes ?

Un cadre bucolique et estival

Le récit, découpé en plusieurs parties, s’ouvre avec un point de vue assez général et omniscient. Nous rencontrons tous les personnages et certaines scènes sont reprises à travers le point de vu de chacun, à tour de rôle. Cela crée un effet de profondeur autant sur la narration que sur les personnages. Nous entrons donc en réelle intimité avec Robbie, Cecilia et Briony et j’ai trouvé ça très enrichissant. J’ai beaucoup aimé certaines images et les descriptions nous laissent aisément apercevoir le cadre bucolique et estival dans lesquels les événements principaux vont se passer.

La première phase du roman se termine après le crime de Briony avant d’enchaîner sur le récit gravitant autour du personnage de Robbie. Nous avons là une ellipse narrative et nous ignorons tout de la période qui suivi cet été désastreux. Nous nous retrouvons au milieu de la Seconde Guerre Mondiale, en 1944, alors que les Anglais se replient au Nord de la France. Entre survie et monologue intérieur, Robbie évolue tout en revenant sur le passé et nous en apprenons plus sur les conditions de sa mobilisation militaire.

Une deuxième partie beaucoup plus dynamique que la précédente

J’ai beaucoup aimé cette deuxième partie beaucoup plus dynamique que la précédente. On suit l’évolution psychologique de Robbie tout en assistant à un des épisodes les plus sinistres de la Seconde Guerre Mondiale. Arrivé sur le lieu d’embarcation après l’annonce de la retraite anglaise, le retour de Robbie en Angleterre semble des plus incertains…

Comme-ci Briony naissait peu à peu sous nos yeux

C’est ainsi que s’ouvre la troisième phase du roman, se déroulant en parallèle de la deuxième. Nous retrouvons Briony, à l’âge adulte, qui apprend petit à petit le métier d’infirmière. Déjà qu’au début Briony m’angoissait, je l’ai trouvé encore pire dans cette partie-là ! Au premier abord, elle paraît froide, insipide, détachée de tout ce qu’elle entreprend. Nous apprenons d’ailleurs que son choix professionnel a énormément surpris sa famille, ne collant pas au caractère égoïste et peu altruiste de la jeune femme. Mais alors, pourquoi Briony a-t-elle voulu devenir infirmière, en pleine période de guerre ? La raison de son choix est loin d’être évidente et nous nous en rendons compte petit à petit. J’ai d’ailleurs adoré la manière dont l’auteur dévoile son personnage au fil des pages, nous donnant occasionnellement un trait de caractère supplémentaire, comme-ci Briony naissait peu à peu sous nos yeux. Car finalement, en y réfléchissant bien, ce personnage est un total mystère. Son intériorité n’a été, depuis le début, que superficiel et au moment où elle pourrait prendre du recul, c’est à dire après l’arrestation de Robbie, l’ellipse narrative nous propulse 5 ans plus tard.

Ce n’est donc qu’au cours de son apprentissage que nous apprenons à connaître Briony…

Soigner les victimes d’un crime plus grand que le sien

Je pense que pour l’instant, au cours de ma vie de lectrice, je n’ai jamais rencontré de personnage féminin autant tiraillée entre son passé et son futur. Car si il y a une chose de certaine, c’est que Briony Tallis reste enchaînée à son passé. Au fil des jours, le vernis lisse et inexpressif de la jeune femme se craquelle et nous découvrons une Briony torturée, rongée par la culpabilité. Était-ce pour se punir que celle-ci apprend un des métiers les plus durs ? La vue de la misère compense-t-elle celle de sa propre vie ? C’est donc de cette manière que Briony expie de son propre crime… c’est à dire en soignant les victimes d’un crime plus grand que le sien, c’est à dire celui de l’humanité pendant cette sordide époque.

Personnellement, j’ai perçu cette façon de se racheter comme une fuite de la réalité. Briony se démène pour éviter de penser à sa faute mais rien à faire, son passé la rattrape sans cesse. C’est seulement après avoir compris qu’elle ne pourra jamais se dissimuler à la vue de sa propre conscience qu’elle commence à réfléchir. Briony doit affronter son passif et obtenir le pardon des gens à qui elle a fait du tort, 5 ans plus tôt. Mais comment faire ? En est-elle seulement capable ?

Je n’avais jamais lu un dénouement sous une forme aussi singulière

Je ne peux hélas parler du reste du roman sans prendre le risque de dévoiler la fin qui est des plus surprenantes. Je n’avais jamais lu un dénouement sous une forme aussi singulière, ce qui témoigne d’une grande technique de rédaction et de construction du récit. Expiation est un roman percutant qui traite de sujets graves et dérangeants avec une finesse exceptionnelle. Les complexités de la conscience humaine y sont développées avec une infinie justesse et la fin s’éloigne de tous clichés littéraires. Un pur concentré d’humanité dans sa forme la plus paradoxale.


10/10

 

 

 

Je vous écrirai, Paule du Bouchet

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Edité chez Gallimard Jeunesse dans la collection Pôle Fiction.

317 pages, 6,70€

Couvée par l’amour excessif d’une mère qui sait à peine lire et écrire, Malia étouffe. Alors quand son amie Gisèle lui propose d’emménager avec elle à Paris, ce jour de septembre 1955, la jeune fille accepte accepte. Mais elle promet d’écrire à sa mère tous les jours. Malia se construit, entre la Sorbonne, le théâtre, sa rencontre avec un metteur en scène… tandis que ses parents peu à peu s’effondrent, laissant échapper de lourds secrets… 


Pour commencer, merci à Gallimard Jeunesse de m’avoir fait confiance en m’envoyant Je vous écrirai, de Paule du Bouchet. C’est le tout premier livre que j’ai lu de cette auteure et je dois dire que ma découverte a été des plus surprenantes !

En lisant le résumé, je pensais découvrir une histoire fraîche, relatant l’arrivée de l’héroïne dans le monde étudiant et artistique qu’est Paris. Je m’attendais à des scènes universitaires, à des joutes verbales passionnées et surtout à l’émergence d’un engagement politique de la part de Malia pendant que, en arrière plan, des secrets familiaux éclateront en plein jour. J’avoue que je faisais presque totalement fausse route !

Une plume à la fois fraîche et émouvante

Malia est une jeune femme étouffée par l’amour obsessionnel que lui porte sa mère et décide, afin de gagner en indépendance, de partir étudier à Paris avec sa meilleure amie Gisèle. Evidemment, cela provoque un profond désespoir chez Angèle qui demande alors à sa fille de lui écrire une lettre presque tous les jours. Le roman se partage alors entre temps de récit et échanges épistolaires et je dois dire que cela ne pas déplu du tout. Le rythme est dynamique, on ne s’ennuie jamais grâce à la plume à la fois fraîche et émouvante de l’auteure, également dotée d’un surprenant sens du suspens.

Le personnage d’Angèle se révèle être complexe, envahissant…

Au début de l’histoire, tout va pour le mieux pour Malia. Celle-ci intègre la prestigieuse Sorbonne et se met à fréquenter de nouveaux cercles d’amis. Entre comédiens et engagés politique, l’héroïne se forge peu à peu une personnalité ancrée dans une époque encore fortement marquée par la guerre. Elle fera notamment la rencontre de Nicolas Gounilev, un metteur en scène russe rescapé, et intégrera les Jeunesses Communistes de Paris. Malia raconte son passionnant quotidien à sa mère qui semble bien moins enthousiaste que sa fille. En effet, celle-ci entreprend alors une stratégie manipulatrice afin de faire culpabiliser Malia pour son absence et l’éloignement de ses lettres. Doucement mais sûrement, le personnage d’Angèle se révèle être complexe, envahissant et surtout de plus en plus nocif pour l’héroïne.

Pour être honnête, j’ai eu du mal avec la réaction de Malia quant à certains agissements de sa mère. Angèle étant ce qu’elle est, sa fille semble avoir oublié que cette dernière n’a jamais pu fréquenter ni l’école ni les milieux intellectuels. Véritablement honteuse de sa propre mère, Malia se sentira de plus en plus éloignée de sa famille, sentiment qui ne l’a d’ailleurs jamais quitté depuis son plus jeune âge.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Gisèle et de Nina, toutes deux ayant une très bonne influence sur Malia. Bien-sûr, Nina est un peu perçue comme celle qui arrache Malia de sa famille mais d’un autre côté, elle est aussi celle qui lui rappelle le lien universel qui unit une fille à ses parents aimants. L’équilibre aurait pu être maintenu mais rien n’y fait, Malia se sent comme une étrangère auprès de sa mère.

Pendant que l’héroïne jouit de toutes les opportunités que lui offrent Paris et ses connaissances réputées, Angèle sombre. Anéantie par l’absence de sa fille et par son intérêt pour cette « nouvelle famille », elle tombe dans une profonde dépression et ira même jusqu’à la tentative de suicide. Mais étrangement, plusieurs enchaînements de faits, quelques paroles hasardeuses ainsi que quelques souvenirs retrouvés laisseront à Malia un doute terrible au sujet de sa famille.

J’ai été tout simplement happée

A partir de là, impossible de lâcher le roman. Qu’importe le peu d’intérêt que j’ai accordé à l’intrigue amoureuse un peu dérangeante selon moi, j’ai été tout simplement happée par l’enchaînement des échanges entre tous les personnages. Sur un fond politique et historique, Malia découvre peu à peu la vérité sur sa famille et va faire l’expérience de toutes nouvelles émotions. Notre héroïne grandit, mûrit et j’avoue l’avoir bien plus apprécié à partir de la moitié du roman.

Seul bémol pour moi: le personnage de Nicolas Gounilev. Je n’ai pas du tout aimé l’influence qu’il exerce sur Malia ni son égocentrisme extrême. Je l’ai trouvé à la limite de l’insupportable et je sentais venir, mais alors gros comme une maison, ses véritables intentions quant à Malia. J’en suis venue à un point où il m’était difficile de lire les lettres qu’il adressait à la jeune fille et heureusement que Gisèle s’est montré beaucoup plus lucide que son amie.

Une fin inattendue

Rapidement, les insoutenables secrets familiaux explosent et nous ne pouvons rester insensible sur le personnage d’Angèle. Finalement, Malia est un peu reléguée au second plan puisque nous apprenons toute la vie de sa mère qui s’avère avoir été mouvementée, compliquée et même tragique. J’ai ressenti beaucoup d’empathie pour ce personnage qui m’agaçait au début et cela n’est dû qu’au talent de l’auteure pour avoir créé un personnage aussi riche. Revirement total de situation, tout ce que Malia pensait être comme la base inébranlable de sa vie n’est en fait qu’un tissu de mensonges et de non-dits. Une fin inattendue, peut-être un peu trop à mon goût, mais il est clair que cette lecture a été plus que percutante pour moi.

Les nombreuses remises en cause de l’héroïne nous poussent à réfléchir à notre tour sur la place d’une mère dans la vie de sa fille, sur l’héritage familial mais encore sur l’amour interdit et l’engagement politique dans une société en plein virage.


Vous l’aurez compris, même si il ne s’agit pas là d’un immense coup de cœur, j’ai apprécié cette lecture à la fois surprenante et enrichissante. Le personnage d’Angèle étant tellement réussi que j’en ai oublié les petits bémols du livre et je suis ravie d’avoir découvert cette auteure à travers ce roman.

7/10

 

 

Amis lecteurs, j’ai besoin de vous !

Nous avons tous notre genre de lecture de prédilection. Certains dévorent de la romance comme-ci il s’agissait d’un paquet de dragibus, d’autres consomment les mangas comme je consomme les paquets de chips au piment tandis que d’autres ne trouveraient plus aucun sens à leur vie si l’on retirait les thrillers de leur bibliothèque.


Pour ma part, ma zone de confort livresque est assez étendue. Je lis énormément de classiques, beaucoup de fantastique, pas mal de contemporains, un peu de fantasy, et quelques livres historiques. Un beau jour, j’ai eu envie d’étendre encore plus mon univers littéraire et c’est ainsi que j’ai récemment adopté BD, albums illustrés et mangas sur mes étagères.

Pourtant, il y un genre que j’ai trop longtemps boudé. Aujourd’hui, j’ai envie de découvrir, de faire la paix et surtout d’en finir avec les préjugés que j’ai sur ce style littéraire très en vogue. La plupart des Booktubeuses en sont folles, les grandes enseignes en font leurs têtes de gondoles et on en voit partout sur les réseaux sociaux. Plus qu’un genre littéraire, c’est devenu un véritable mode de vie !

Pendant trop longtemps j’ai pensé que ce genre n’était pas fait pour moi. Trop jeune… trop cliché… trop médiatisé pour être réellement « bon »… Donc oui, je suis bêtement passée à côté de pas mal de sorties ayant pourtant connu de véritables succès, par peur d’être terriblement déçue. Mais puisqu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, aujourd’hui j’ai décidé de changer les choses, de bousculer mes habitudes de lecture, d’arrêter de penser que seuls les romans dédiés aux adultes pourront me plaire. Vous l’aurez compris, après tant d’années à avoir tourné le dos à ce genre littéraire, je vais profiter de cet été pour me mettre au (ou à la)…

Young Adult !!

Je vais être honnête avec vous. Je n’ai, à ce jour, aucun livre young adult dans mes bibliothèques. Pour tout vous dire, je pense même que la définition du genre m’est assez inconnue. Histoire de partir sur des bonnes bases, je me suis renseignée…

Typiquement, un livre young adult est dédié principalement à des lecteurs adolescents. En tapant « romans young adult » sur Google, je suis tombée sur une petite liste qui éclaire un peu ma lanterne. Bon finalement, j’en ai quelques-uns sur mes étagères que je n’ai d’ailleurs pas encore lu. Bizarrement, ce sont des romans que j’ai acheté alors que mon envie de découvrir le young adult commençait à apparaître.

(… On dit LE ou LA young adult ?)

Pour continuer à être honnête, il y a quelques mois j’ai acheté, 1000 ans après leurs sorties, les Hunger Games ainsi qu’un roman avec une magnifique couverture, Les sorcières du clan du Nord, tome 1, de Irena Brignull. Aucunement complexée par mon petit retard, j’ai apprécié trouver le tout pour quelques pièces dans un magasin d’occasion.

Après avoir lu ET APPRÉCIÉ Les sorcières du clan du Nord, tome 1, je me suis malheureusement arrêtée là pour reprendre la voie familière de mes goûts littéraires. Pourtant, quelque chose a continué à me titiller… de plus en plus de Booktubeuses parlent de young adult avec larmes et passion et les maisons d’éditions sortent des titres qui m’interpellent de plus en plus sans que je n’ose me l’avouer. Aah… stupide fierté !

Trop c’est trop, il fallait que je change. Pour commencer en douceur, je me suis mise à relire (puis à lire à partir du 4ème tome) les Harry Potter. Je ne sais pas si c’est exactement du/de la young adult mais j’ai essayé de mettre mes idées reçues de côté. Oui, c’est des livres écrits pour un jeune public mais cela n’empêche pas qu’ils soient bons ! Verdict… je me suis régalée et je me régale encore ! Yeah ! 30 ans après la guerre !

Heureuse d’avoir une nouvelle corde à mon arc, c’est précisément à ce moment là que je me suis rendue compte de l’énorme retard que j’ai à rattraper. C’est aussi à ce moment là que vous allez m’aider ! Je ne parle pas des sagas et romans déjà présents dans ma PAL puisque je les lirai tôt ou tard, mais plutôt des énormes succès young adult que j’ai raté. Evidemment, tous ne me tentent par forcément et c’est pourquoi j’ai fait une petite sélection.

Votre mission ? Me convaincre de lire un des romans de cette liste ! En prenant en compte que je suis novice et donc, un peu difficile, je vous fais confiance pour m’aider à passer le cap. Vous pouvez voter pour le meilleur roman young adult de la liste dans les commentaires et je me chargerai de récolter les avis de mon entourage direct.

N’hésitez pas également à me dire si selon vous les livres que j’ai sélectionné n’appartiennent pas forcément au genre young adult, ni à me proposer d’autres titres similaires !

Merci pour votre aide ! C’est parti…


On va commencer doucement avec ces 7 romans ayant fait beaucoup de bruit dans le monde littéraire. Je vous laisse à présent le soin de me convaincre à lire l’un d’entre eux ! Partez simplement du principe que tous me font très envie et que je finirai bien par tous les lire !

Une dernière chose à aborder… Pourquoi me mettre à la/au young adult après tout ce temps, à pratiquement 22 ans ? Et bien, pour plusieurs raisons…

Premièrement, et la plus importante de toutes les raisons, je pense qu’il n’y a pas d’âge pour apprécier une lecture. Qu’il soit dédié pour les 3-6 ans ou pour les 13-18 ans, tout le monde peut être touché par un livre. Il ne faut aucunement avoir honte de ses lectures et ne pas se fier à l’âge conseillé sur la quatrième de couverture.

Petit secret… Je suis toujours aussi fan des albums Martine. Et j’assume !

Deuxièmement, j’ignore à quoi cela est du mais mon rythme de lecture s’est nettement ralenti depuis quelques temps. Plus lente, plus indécise, plus éparpillée, j’ai du mal à suivre mes plannings et à lire tous les livres de ma PAL. Pour faire simple… je m’en fiche complètement ! La lecture est avant tout un plaisir et j’ai appris à ne plus me mettre la pression. Je n’ai pas envie de me lancer dans des challenges ambitieux qui me frustreront à un moment donné. De plus, mon esprit est assez préoccupé puisque dès septembre, je vais reprendre les études dans un domaine qui m’est tout à fait inconnu. Raison de plus pour ne pas me prendre la tête.

Après plusieurs essais, je me suis rendue compte qu’avec toutes ces nouvelles préoccupations, je prenais encore beaucoup de plaisir à lire des romans accessibles, au style moderne et aux histoires variées. Parfait pour m’évader sans pour autant me lancer dans les lectures interminables et lourdingues, le/la young adult m’est alors apparu/e telle une bouée de sauvetage !


Et vous alors, lisez-vous du/de la young adult ? L’accordez-vous au féminin ou bien au masculin ? Que pensez-vous des indications d’âges sur les quatrième de couverture ? N’hésitez pas à en discuter dans les commentaires et surtout n’oubliez pas de voter pour une de mes prochaines lectures !

 

 

La tresse, Laetitia Colombani

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Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.


Trois histoires très différentes, trois destins de femmes que tout oppose. La première s’appelle Smita, habite en Inde et élève sa fille avec son mari. Intouchable depuis des générations, elle décide de briser la tradition familiale en envoyant sa fille à l’école.
La seconde s’appelle Guilia, une jeune femme italienne ayant décidé de travailler dans l’atelier de son père. Après le grave accident de celui-ci, elle décide de sauver le savoir-faire familial.
La troisième s’appelle Sarah, une vraie working girl au sommet de sa carrière. Rien ne l’arrête jusqu’au jour où elle apprend qu’elle souffre d’un cancer. Elle n’a pas le choix, comme toujours, comme devra se battre.

A première vue, il n’existe aucun lien entre ces trois femmes. De pays et de cultures différentes, elles mènent chacune leur vie sans se douter de l’existence des unes et des autres. Pourtant, quelque chose va les lier à tout jamais et c’est nous lecteurs qui sommes témoin de ce miracle. Partageant plus de points communs qu’il n’y parait, ces trois femmes luttent pour une seule et unique cause : la liberté d’avoir le choix, le choix de se battre.
Reprenant le récit de chacune à tour de rôle, l’auteure tisse le lien, cette tresse qui va unir ces trois femmes petit à petit, au fur et à mesure que leur histoire respective avance. A la fin, lumière sur l’interdépendance de ces femmes, de toutes les femmes du monde d’ailleurs.

Du plus profond de l’Inde, enfouie dans un système de caste où il est impossible de sortir de sa basse condition, Smita rencontrera indirectement Guilia qui fait face à la faillite et à la ruine familiale. Ensemble, elles iront jusqu’à changer la vie de Sarah, cette business woman aisée et gravement malade. Tout ça sans jamais se rencontrer, sans jamais sortir de leur pays, sans même jamais se parler.

La personnalité, l’histoire et le style de vie de chacune de ces femmes étant très différents, je me suis beaucoup plus attachée à Smita que je trouve plus déterminée à bousculer les choses. En voulant changer de vie pour sa fille, c’est toute la société indienne qu’elle met en branle. Porte parole de toutes les femmes écrasées par le poids des castes et de l’injustice, elle se met en marche sur le chemin de la liberté.

J’ai bien aimé l’histoire de Guilia mais celle-ci ne m’a pas particulièrement touché. En revanche, j’ai été assez agacée avec Sarah. J’ai trouvé qu’elle accordait beaucoup trop d’importance à sa carrière au détriment de sa santé, de sa famille, de son épanouissement personnel. Cette course folle jusqu’au sommet professionnel l’a trop déshumanisée à mes yeux et ça m’a un peu dérangé. Heureusement qu’à la fin, Sarah change complètement d’état d’esprit vis à vis de sa maladie.


 

9/10

Trois femmes, trois inconnues, mais un même combat, la même force. Un roman très inspirant qui nous invite à revenir sur des notions oubliées… la solidarité naturelle et l’interdépendance (un des concepts bouddhistes que je préfère, d’ailleurs !).

Ma sélection pour cet été !

Je pense qu’il est grand temps d’avouer que les PAL et moi, ça fait deux. Je trouve toujours le moyen d’aller voir ailleurs et de tromper la confiance qu’il y a entre ma petite pile à lire et moi-même. C’est triste… mais ma vie livresque continue ! Histoire de tourner la page et d’aborder l’été avec sérénité, j’ai décidé de vous faire un petit cadeau. J’ai fouillé dans mes étagère pour vous dégoter une petite sélection spéciale été ! Mais attention, comme j’aime les défis, j’ai cherché non seulement des histoires légères qui se prêtent bien aux vacances mais également des livres avec une couverture colorée et estivale ! Oui, je prends soin de vos futures photos Instagram…

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La librairie de la place aux Herbes, Eric de Kermel

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Quoi de mieux qu’une histoire qui se passe dans le Sud de la France pour passer l’été au chant des cigales ! Hommage à la lecture et aux lecteurs, ce livre nous invite dans le monde merveilleux de la librairie indépendante. Des livres, des livres et encore des livres… on ne parle que de ça dans La librairie de la place aux Herbes ! Nous rencontrerons une multitude de personnages hauts en couleurs qui nous raconteront leurs histoires, leurs aventures mais aussi les rapports qu’ils entretiennent avec la lecture.

Où et quand lire ce livre ?

Après une longue excursion dans un petit village sudiste, au café, avec un grand verre de Gambetta bien frais ! Csss csss csss….

 

Mange, prie, aime, Elizabeth Gilbert

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Récit de voyage… développement personnel… ce livre est parfait pour celles et ceux qui souhaitent explorer le monde en même temps que leur conscience. Je me souviens d’avoir lu ce roman en anglais et mais même si je suis passée à côté de pas mal de détails, j’avais énormément apprécié de voyager avec l’auteure. Avec la délicate saveur des glaces artisanales italiennes, le calme apaisant de l’ashram indien en passant par les paysages luxuriants de l’Indonésie, Elizabeth Gilbert nous invite dans son périple qui est à la fois extérieur et intérieur. Le roman nous offre beaucoup d’occasions pour réfléchir, pour se remettre en question tout en profitant de l’instant présent. Un pur régal !

Où et quand lire ce livre ?

De partout… en voyage ou chez soi, sur la terrasse d’un restaurant ou dans un jardin… ce roman sera la meilleur compagnon de vos vacances et ce, tout au long de la journée.

 

Comme une feuille de thé à Shikoku, Marie-Edith Laval

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Si comme pour moi le voyage au Japon n’est pas encore pour tout de suite, optez pour ce billet direct à moins de 10 euros ! Vous accompagnerez Marie-Edith, une adorable touriste française en quête de spiritualité. Munie de son sac à dos (un peu trop rempli), elle s’engagera sur les longues et sinueuses routes du pèlerinage de l’île de Shikoku afin d’y trouver l’illumination. Entre villes ultra modernes et campagnes reculées, cette île vous réserve bien des surprises ! Rencontres émouvantes, réflexions et remises en question, ce livre est lui aussi à mi-chemin entre le récit de voyage et l’essai de développement personnel. Un grand bol d’air frais !

Où et quand lire ce livre ?

Tôt le matin ou en soirée… accompagné d’une bonne tasse de thé vert.

 

Vendredi ou Les limbes du PacifiqueMichel Tournier

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Que serait un été sans un petit classique à glisser dans son sac de plage ? J’ai choisi de vous proposer Vendredi ou Les limbes du Pacifique, un roman initiatique qui aborde toutes sortes de thèmes humanistes. Qui est l’homme pour l’homme ? Jusqu’où peut aller la civilisation et peut-il y en avoir une quand nous sommes seul sur une île déserte ? Au delà du roman d’aventure, ce grand classique soulève toutes les limites de l’Homme dit « moderne » face à l’ampleur de la vie sauvage. Avec une des rencontres les plus célèbres du monde littéraire, ce roman saura vous émouvoir, vous interroger et même vous révolter !

Le saviez-vous ? Une version pour jeune public a été publiée sous le nom de Vendredi ou La vie sauvage, signée du même auteur.

Où et quand lire ce livre ?

A la plage bien évidemment, en prenant le temps d’observer l’horizon à la fin de chaque chapitre. Choisir de préférence une heure où le soleil décline lentement, muni d’un chapeau de paille.

L’amie prodigieuse, la saga d’Elena Ferrante

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Bah, c’est évident, non ? Que dire de plus… L’histoire se passe en Italie où les étés sont chauds, tous les personnages principaux vous feront vibrer à leur manière et surtout vous ne pourrez pas rester insensibles au sort des deux héroïnes, Lila et Elena qui grandissent dans une Italie en pleine transformation. En partant de l’enfance jusqu’à la vieillesse, l’auteure dresse une multitude de portraits touchants et réalistes, donnant à cette fiction une allure d’autobiographie. Réalité ou invention, l’auteure anonyme reste floue à ce sujet mais qu’importe, cette saga est absolument époustouflante. Si vous aimez les ambiances italiennes, les histoires sombres entre les mafias de quartier et les triangles amoureux infernaux, n’hésitez pas et choisissez L’amie prodigieuse pour vous accompagner cet été.

Où et quand lire ce livre ?

Partout, tout le temps, vive Elena Ferrante !


Qu’avez-vous pensé de cette sélection estivale ? Avez-vous d’autres suggestions à proposer ? N’hésitez pas à vous manifester dans les commentaires !

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Crédit photos : PIXABAY

Mon programme pour cet été 2018

Je n’ai pas trouvé de travail pour cet été. Bien que j’aurai aimé trouver un petit boulot pour le mois de juillet, je me dis que finalement, c’est une belle occasion pour me reposer, pour me recentrer sur moi-même et surtout pour tester de nouvelles choses. Ma rentrée étant à la mi septembre, il me reste plus de 2 mois de vacances et je compte bien en profiter ! J’ai envie de m’engager, de découvrir, de me mettre au défi, bref, cet été, j’ai envie de m’éclater !

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Le bénévolat

Tout d’abord, ça faisait très longtemps que j’avais envie de m’engager pour une mission bénévole mais avec mon ancien travail, je ne trouvais jamais le temps de donner de ma personne. Cet été, je compte bien me rattraper !

Evidemment, il y des causes qui me tiennent vraiment à cœur telles que la promotion de la lecture, la diffusion de la culture etc… mais je me dis qu’au final, quand on désire s’engager bénévolement dans une mission, le simple fait de se sentir utile en est toute la satisfaction. Qu’importe la nature de la et des missions que je ferai, j’ai envie d’être utile pour quelqu’un ou un groupe de personnes.

Evidemment, j’ai envie de voyager en Afrique ou en Inde pour des missions humanitaires mais il faut aussi savoir adapter ses projets et ses propres moyens. Et puis on n’a pas besoin d’aller dans un autre pays ou même dans une autre ville pour trouver des personnes qui ont besoin de notre temps. Pour cela, je vais me renseigner sur les missions bénévoles de ma propre ville et, je l’espère, mettre en oeuvre pour savoir-faire pour aider des gens.


(Re)Découvrir ce que je connais avec un œil nouveau

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Bon, niveau budget, c’est un peu trop juste pour penser à un voyage. J’étais un peu frustrée de ne pas pouvoir partir mais je me suis rendue compte d’une chose : j’ai la chance d’habiter dans une région riche en paysages, à la frontière de la mer, de la forêt et de la montagne à seulement quelques kilomètres de distance !

Quand nous pensons connaître un lieu sur le bout des doigts, nous avons tendance à ne pas ouvrir les yeux sur ce qui nous entour. Or, je suis quasi certaine que je ne connais pas un tiers de tout ce qu’il y a à connaître près de chez moi ! Ça fait une éternité que je n’ai pas exploré mon propre village ainsi que ma propre ville et je compte bien jouer à la touriste pour remédier à ça.  Une méthode de méditation consiste à observer ce qui nous est familier avec un regard neuf, comme-ci nous venions tout juste découvrir. Cela permet déjà de visiter/promener en pleine conscience et surtout de se rendre compte de la richesse d’un lieu que nous pensions connaître.

Je vais me préparer un petit itinéraire de promenades et de visites en respectant quelques critères:

  • Mon champ de tourisme ne doit pas dépasser ma ville, englobant alors mon village et les autres alentours.
  • Les visites doivent être gratuites et je dois pouvoir me rendre sur les lieux par mes propres moyens.
  • Je dois récolter au minimum 3 nouvelles informations sur le lieu que je visite !
  • Je prends une photo surprenante de chaque lieu que je visite.

Je trouve assez amusant de jouer à l’exploratrice dans son propre lieu de vie ! Je connais la langue, je connais les lignes de transports en commun, je sais à peu près me repérer et surtout, j’ai une vague idée des lieux qui me sont encore inconnus ! Je vais pouvoir donc en profiter sans stress !


Peindre en pleine nature

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Je n’ai pas encore eu l’occasion d’en parler plus que ça, mais j’adore peindre à l’aquarelle. C’est une activité qui m’apaise et qui me permet de rester concentrée sur une seule et unique chose, et dieu sait que c’est parfois compliqué pour moi !

Cet été, quitte à faire un peu cliché, j’ai envie de sortir mes tubes de peintures et de peindre en plein air. La petite ballade pour trouver un bel angle de vue, la lumière naturelle à reproduire (plus ou moins…), le son des cigales… le paradis !

Evidemment, mon petit niveau ne va pas me permettre de peindre un super paysage en une après-midi avec style et réalisme. Je serai déçue si tel était mon objectif. En fait, je vais en profiter pour peaufiner ma technique et surtout pour essayer de nouvelles choses.

Vous l’aurez compris, cet été est sous le signe de la nouveauté !


Lire plus ou lire mieux ?

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Depuis un certain temps, je sens que mon rythme de lecture s’est nettement ralenti. Je pense que c’est la conséquence de plusieurs choses mais cet été, j’ai envie de redonner une nouvelle dynamique à ma vie de lectrice.

Je sais que je ne vais pas réussir à lire plusieurs livres par mois du jour au lendemain, mais je sais aussi que je vais pouvoir prendre le temps de choisir mes lectures au lieu de me jeter sur quelque chose qui ne me fait pas spécialement envie. Il y a des sujets que j’ai envie de découvrir, des thèmes nouveaux que j’ai envie d’aborder dans mes chroniques et surtout, j’ai envie d’étendre mon champs de vision, de sortir de ma zone de confort. Quitte à n’acheter qu’un livre par mois durant l’été, j’ai envie de passer des heures dans mes librairies préférées pour dénicher la perle rare.

Prendre le temps de choisir, c’est aussi ça les vacances.


Cuisiner en couleurs !

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Encore une chose dont je parle peu car je n’en ai pas le temps, la cuisine. J’adore cuisiner, c’est quelque chose que j’ai toujours aimé depuis toute petite, avec ce petit stress qu’on a quand on cuisine pour des gens !

Comme je vis encore chez mes parents et que jusqu’à maintenant je rentrais tard du travail, je n’avais pour ainsi dire pas l’occasion de cuisiner. Mais maintenant que je suis en vacances, je vais prendre le contrôle de la gazinière et je compte bien tester quelques recettes qui attendent sagement dans mon petit carnet ! L’été, c’est aussi les aliments colorés et frais, fruits et légumes du jardin et poisson acheté le matin même au marché. Avec toutes ces bonnes choses, j’ai envie de préparer de bons petits plats aux couleurs du Sud.

J’adore mélanger les différentes cuisines qui depuis toujours chatouillent mes narines, quand que je me balade en ville aux alentours de midi. Qu’elle soit arabe, espagnole, italienne, indienne ou africaine, la cuisine est un véritable lien qui réunit les gens autour d’une seule et unique table, apportant partage et convivialité et c’est ce que j’aime par dessus tout.


 

Voilà à quoi va ressembler mon été ! J’espère tout de même qui’il sera riche en surprises et en découvertes, bien que je commence à penser que c’est souvent nous-même qui provoquons la nouveauté. Gardons l’œil, l’esprit et le cœur ouverts et accueillons cette merveilleuse saison où toute la nature semble éveillée.

 

Crédits photos : Pixabay