Les grands discours de femmes qui ont changé l’Histoire, Céline Delavaux

Auteure : Céline Delavaux

Editeur : J’ai Lu

Prix : 7,50€

Résumé éditeur

À toutes les époques, partout dans le monde, elles ont pris la parole pour faire avancer de grandes causes, dénoncer les injustices ou les pires erreurs de l’humanité. Leurs mots ont permis de déplacer des montagnes et continuent de résonner aujourd’hui, certains demeurant d’actualité, plus que jamais. Louise Michel, Joséphine Baker, Eleanor Roosevelt, Simone Veil, Gisèle Halimi, Eva Perón, Indira Gandhi et bien d’autres, parfois injustement oubliées… Cet ouvrage leur rend hommage, en rappelant la puissance du langage et de l’espoir.


Ma chronique

Pour commencer, je tiens à remercier les éditions J’ai Lu pour l’envoi de cet ouvrage à la fois intemporel et d’actualité. Au fil de l’Histoire, les femmes ont saisi les occasions pour prendre la parole, livrant aux générations futures des discours devenus emblématiques.

Les combats présentés dans cet ouvrage sont multiples, mais tournent tous principalement autour des droits humains, notamment ceux de la femme. Cette frise chronologique nous transporte dans le monde entier, et cette vision panoramique de l’éternel combat des femmes est des plus émouvantes. En lisant le livre, on entend la voix de ces combattantes et on ressent presque les mêmes frissons qu’elles ont ressenti devant leur auditoire.

En plus de nous documenter sur la longue lutte pour les droits de la femme et sur de nombreux contextes politiques, le livre met en avant l’art de rhétorique. Car en plus d’avoir le courage de prendre la parole pour dénoncer l’injustice, ces femmes manient les mots qui, en sortant de leur bouche, deviennent de réelles armes. J’ai également beaucoup aimé le fait que l’auteure ait souligné certains passages, les plus forts, les plus indélébiles…

Pour parler un peu plus de l’ouvrage en lui-même, ce dernier n’est pas uniquement composé des discours de ces célèbres femmes. Les différentes sections sont augmentées par des éléments biographiques et historiques, mais également par des extraits d’autres discours, du même thème. Ceci nous permet alors d’avoir une vision globale d’un contexte, nous invitant par la suite à nous documenter davantage. Car oui, le livre est à mon sens une invitation à la prise d’engagement et à la réflexion. On a envie d’en savoir plus, notamment sur les femmes qui sont brièvement évoquées.

Si je devais choisir un discours que j’ai particulièrement apprécié, je dirai celui de Sojourner Truth, que je ne connaissais pas du tout. Son texte est simple, mais je trouve que là est toute sa force. Avec des mots basiques et des répétions lapidantes, cette prise de parole transpire de la force combattive de cette femme et j’ai eu beaucoup d’émotion en le lisant.

En refermant ce livre que l’on a déjà envie de rouvrir, on a presque envie d’un deuxième volet. En attendant, je conseille vivement cet ouvrage indispensable. Ca pourrait être d’ailleurs être un très bon support de cours, notamment dans le cadre de l’argumentation et de la rhétorique !

Mes poèmes préférés #1

Il y a des textes qui nous percutent, qui nous enveloppent de lumière, qui apaisent nos plus grands tourments. Comme des phares au milieu d’une existence mouvementée entre joie et malheur, nous en oublions rarement les mots. Nous nous souvenons même de cette rencontre froide et silencieuse, ce tête à tête intime entre l’auteur et nous-même.

Etrangement, j’aime certains poèmes pour leur auteur, et d’autres pour ce qu’ils reflètent de moi-même. Ce soir, je vous propose quelques textes qui composent encore et toujours mon anthologie. Issus de tout âge, ces textes ont été écrits, chantés, ou bien clamés haut et fort au monde entier.


La mort du loup, Alfred de Vigny (1843, Les Destinées)

I

Les nuages couraient sur la lune enflammée
Comme sur l’incendie on voit fuir la fumée,
Et les bois étaient noirs jusques à l’horizon.
Nous marchions sans parler, dans l’humide gazon,
Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,
Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes,
Nous avons aperçu les grands ongles marqués
Par les loups voyageurs que nous avions traqués.
Nous avons écouté, retenant notre haleine
Et le pas suspendu. – Ni le bois, ni la plaine
Ne poussait un soupir dans les airs ; Seulement
La girouette en deuil criait au firmament ;
Car le vent élevé bien au dessus des terres,
N’effleurait de ses pieds que les tours solitaires,
Et les chênes d’en-bas, contre les rocs penchés,
Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés.


Rien ne bruissait donc, lorsque baissant la tête,
Le plus vieux des chasseurs qui s’étaient mis en quête
A regardé le sable en s’y couchant ; Bientôt,
Lui que jamais ici on ne vit en défaut,
A déclaré tout bas que ces marques récentes
Annonçaient la démarche et les griffes puissantes
De deux grands loups-cerviers et de deux louveteaux.
Nous avons tous alors préparé nos couteaux,
Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,
Nous allions pas à pas en écartant les branches.
Trois s’arrêtent, et moi, cherchant ce qu’ils voyaient,
J’aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,


Et je vois au delà quatre formes légères
Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,
Comme font chaque jour, à grand bruit sous nos yeux,
Quand le maître revient, les lévriers joyeux.
Leur forme était semblable et semblable la danse ;
Mais les enfants du loup se jouaient en silence,
Sachant bien qu’à deux pas, ne dormant qu’à demi,
Se couche dans ses murs l’homme, leur ennemi.
Le père était debout, et plus loin, contre un arbre,
Sa louve reposait comme celle de marbre
Qu’adoraient les romains, et dont les flancs velus
Couvaient les demi-dieux Rémus et Romulus.


Le Loup vient et s’assied, les deux jambes dressées
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s’est jugé perdu, puisqu’il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris ;
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante
Et n’a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu qui traversaient sa chair
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu’au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.


Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu’à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang ;
Nos fusils l’entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.

II

J’ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre,
Me prenant à penser, et n’ai pu me résoudre
A poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois,
Avaient voulu l’attendre, et, comme je le crois,
Sans ses deux louveteaux la belle et sombre veuve
Ne l’eût pas laissé seul subir la grande épreuve ;
Mais son devoir était de les sauver, afin
De pouvoir leur apprendre à bien souffrir la faim,
A ne jamais entrer dans le pacte des villes
Que l’homme a fait avec les animaux serviles
Qui chassent devant lui, pour avoir le coucher,
Les premiers possesseurs du bois et du rocher.

Hélas ! ai-je pensé, malgré ce grand nom d’Hommes,
Que j’ai honte de nous, débiles que nous sommes !
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C’est vous qui le savez, sublimes animaux !
A voir ce que l’on fut sur terre et ce qu’on laisse
Seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse.
– Ah ! je t’ai bien compris, sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m’est allé jusqu’au cœur !
Il disait :  » Si tu peux, fais que ton âme arrive,
A force de rester studieuse et pensive,
Jusqu’à ce haut degré de stoïque fierté
Où, naissant dans les bois, j’ai tout d’abord monté.
Gémir, pleurer, prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le Sort a voulu t’appeler,
Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler.

La première fois que j’ai lu ce poème, j’étais assez jeune (environs 13 ans) et je me souviens à quel point j’avais été touchée par la rencontre entre le chasseur et le loup. Cette scène glaçante met selon moi en lumière la résilience propre à l’état sauvage, indissociable de la nature dans son état le plus pur. La mort du loup, au delà du tragique, nous enseigne l’acceptation de son propre sort et du lâcher-prise, lorsque nous perdons le pouvoir sur notre destinée.

La dignité de l’animal, face aux hommes armés qui finalement doutent de leur propre pouvoir. Nous avons là un retournement de situation magistral, où les rapports de force s’inversent. Qui est finalement la bête sauvage, et qui est l’esprit penseur et sage ?

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Strophes pour se souvenir, Louis Aragon (1956, Le Roman inachevé)

Vous n’avez réclamé la gloire ni les larmes
Ni l’orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servi simplement de vos armes
La mort n’éblouit pas les yeux des Partisans

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L’affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l’heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents

Tout avait la couleur uniforme du givre
À la fin février pour vos derniers moments
Et c’est alors que l’un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d’hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d’avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient leur cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant.

Rédigé en hommage des 23 membres du groupe résistant mené par Manouchian exécutés en 1944, ce poème reprend certains éléments de la lettre d’adieu de Missak Manouchian, en destination de sa femme, quelques instants avant d’être fusillé. Le texte fait également référence à l’Affiche Rouge, propagande allemande alimentant la haine contre les résistants, accusés de terrorisme.

Magnifiquement chanté par Léo Ferré, ce texte est à mon sens un piler de la Résistance, abordant espoir, résilience et amour de tous. La beauté du texte et des sentiments de Manouchian me bouleverse toujours à chaque lecture. Lorsqu’il s’agit du devoir de mémoire, ce poème me vient immédiatement à l’esprit.


Lectures imposées à l’école : mon avis contrasté

Nous avons tous un souvenir d’école à base de lecture imposée, de fiche de lecture à rendre pour la semaine prochaine et de longues recherches sur Internet pour tenter de trouver le résumé le plus détaillé.

Même si j’ai toujours aimé la lecture, je me rappelle que certaines des œuvres au programme (surtout à la fac) ne m’ont jamais interpellées, d’autant plus que certaines m’ont carrément rendue folle. Personnellement, je me suis très rarement forcée à lire un livre imposé, quitte à collectionner les mauvaises notes en Littérature Comparée. Mais de l’autre côté du miroir, je dévorais des tas et des tas de classiques, espérant qu’un beau jour l’une de ces œuvres tombe au programme.

La chose est simple : tout dépend d’un avis subjectif, formé par nos goûts, notre histoire et notre sensibilité. Les personnes à la tête des programmes choisissent les œuvres qui leur semblent les plus pertinentes pour représenter un genre, un courant, un objet d’étude. Bien souvent, le choix est bon. Parfois moins.

Au delà de jeter la pierre aux « gens » qui construisent les programmes, je trouve que le rôle du professeur est essentiel. Comment amener ses élèves à aborder un thème à travers un livre (que l’on doit obligatoirement travailler) ? Je laisse la réponse aux professeurs de français et de littérature, mais j’ai cependant mon petit avis là-dessus.

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Partons de ma propre expérience et revenons aux années lycée, en classe de seconde générale. Le programme de français me passionne et j’aime à peu près tous les objets d’étude. Un beau jour, la prof nous annonce l’œuvre que nous devrons tous lire en large et en travers : Bel Ami, de Maupassant. Je me souviens que j’étais allée fouiller dans les armoires pour retrouver une vieille édition utilisée par mon frère, pendant ses années collèges. Mise à part l’état déplorable du livre, rien ne donnait envie de s’y plonger : la police était minuscule, la couverture franchement moche et la longueur des chapitres était pour le coup carrément effrayante.

Et je le rappelle : j’étais déjà une lectrice aguerrie !

Pourtant… la magie a opéré dès les premières pages. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à découvrir et à aimer la littérature française du XIXème siècle. Dans ce roman incontournable, je n’y ai trouvé aucune longueur, aucune fioriture obscure et surtout, j’y ai trouvé énormément de sens. Je ne vais pas me lancer dans une analyse de Bel-Ami, mais encore aujourd’hui c’est un classique que j’aime relire de temps en temps.

Est-ce grâce à la prof ? A sa manière de faire cours ? Je ne sais pas vraiment, mais je peux affirmer qu’une grande partie de la classe (même les plus éloignés de la lecture !) s’était vraiment impliquée dans les échanges et réflexions collectives qui ont suivies. Avec du recul, je pense finalement que la prof nous a donné tous les éléments pour avoir envie de découvrir l’œuvre, et que l’œuvre de Maupassant a fait le reste. Il faut dire que le personnage de Georges Duroy a traumatisé plus d’un élève.

Mais cela n’a pas toujours été aussi facile ! Je me souviens d’avoir dû étudier, analyser, commenter et disserter sur Le Véritable Saint Genest, de Jean de Rotrou, à la fac. Mon Dieu, je ne sais pas ce qui s’est passé mais je me souviens d’avoir eu une véritable aversion pour cette pièce. Malgré mes nombreuses tentatives de lecture, je ne comprenais rien à l’histoire. Le style est-il réellement aussi lourd ? En relisant quelques extraits, je ne pense pas… Mais rien à l’époque ne m’a permis d’accrocher.

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Sauf que voilà : comment fournir un travail sur un livre que l’on n’arrive pas à lire (c’était vraiment ça) et que l’on déteste ? C’est là que je vais être directe : on-ne-peut-pas ! Sauf en cas d’un déclic miraculeux qui n’a souvent pas lieu, je pense qu’il est inutile de forcer les choses, que cela soit avec une œuvre en particulier ou même carrément avec un genre de lecture.

Dans mon monde idéal et bienveillant, je pense que l’initiation à la littérature tout comme les études qui s’en suivent doivent partir d’un principe de base : celui de la subjectivité. L’apprenti lecteur doit pouvoir choisir quel chemin emprunter, et les professeurs doivent pouvoir lui faire confiance.

Aujourd’hui, cours de littérature et dissertation ! La consigne est simple : que chacun choisisse une œuvre susceptible de générer un sujet de dissert. Carton plein, l’élève ne se sent pas mis en pression et le professeur peut comprendre et apprendre à connaître les 26 créatures vivantes qui se trouvent en face de lui.

Comme le dirait le Roi du Petit Prince, la magie opère donc seulement lorsque « les conditions sont favorables« . Lorsqu’elles ne le sont pas, je suis d’avis de laisser les élèves faire en sorte qu’elles le deviennent.

Coffee Time #16

Café du soir, bonsoir…

Il serait plus exacte de parler du café de nuit, celui qui nous permet de rester éveiller et d’écrire par la même occasion un nouvel article.

Faisons le point sur les changements qui sautent aux yeux : pour la millième fois, j’ai changé le design de mon blog et cette fois-ci, j’ai opté pour quelque chose de sobre, qui me permettrait peut-être de m’en lasser moins vite.

J’aime ce côté académique, que je pense partager entre les esthétiques dark&light academia. Dans tous les cas, cela me plait aujourd’hui, ou du moins cette nuit.


Parlons littérature

Cela fait des mois que je n’arrive plus à lire de manière continue et logique. J’entame des tas et des tas de livres mais je n’en dépasse jamais les 80 premières pages. Bien que je n’accorde aucune importante à mon rythme de lecture, j’aimerais cependant retrouver le sentiment de ne pas pouvoir lâcher un livre. Je pense que je n’ai pas encore trouvé la bonne lecture mais je ne désespère pas, et je fais cependant de très belles découvertes.

Il y a quelques temps, je me suis offert La Maison dans laquelle, de Mariam Petrosyan, publié aux éditons Monsieur Toussaint Louverture. Mon rapport avec ce livre est singulier : bien que je le dévore à chaque fois que j’y tombe dedans, le roman semble toujours autant profond. Et je crois que c’est justement cela qui le rend passionnant. Lorsque je tente (je dis bien je tente !) d’en parler à mes amis, je n’arrive pas à trouver les mots exacts pour définir l’histoire, les personnages, les intrigues… Je me contente alors simplement de : « C’est vraiment une expérience de lecture ».

Que j’en dévore les chapitres avec 1 heure ou bien 3 mois d’intervalle, je me replonge à chaque fois dans la même ambiance, comme si le temps s’arrêtait à chaque fois que je refermais ce livre. Je suis convaincue que certaines choses sont habitées d’une énergie vivante, de quelque chose de magique. Et je pense que ce livre en fait clairement partie. J’ai hâte de m’y remettre, car je suis sûre que la moindre page lue m’apportera quelque chose de riche.

En attendant, je lis des poèmes. Et par n’importe lesquels puisqu’il s’agit de ceux écrits par Lana Del Rey. Depuis ses débuts, cette femme m’attire et me bouleverse, autant dans ses drames superficiels et retouchés que dans ses éclats naturels et nostalgiques. Ses mots, ses chansons, son esthétisme… tout en elle me transporte dans une époque lointaine, coincée entre les rêves et l’enfance.

Il y a peu, je me suis procuré Violet Bent Backwards Over The Grass, et c’est en mesurant le poids de quelques mots d’apparence toute simple tapés à la machine que je me rends compte à quel point l’art de Lana Del Rey m’est cher.


Ecrire

Lire de la poésie me donne toujours envie d’en écrire. Et en écrire me donne envie d’en lire plus. Pour une fois, le cercle vicieux peut mener quelque part et plus on y plonge, plus on y trouvera de la lumière.

L’été,

La meilleure saison pour écrire de la poésie

Car généralement, tout le monde est content

Et au lieu des sourires figés

Nous préférons le chant des oiseaux de nuit

Et l’odeur du papier.

Salomé

Orage d’été,

Tu es le plus chanceux de tous les cataclysmes

Tu dois être le seul que tout le monde attend

Autant les hommes, les bêtes

Et les brins d’herbe.

Salomé

En prenant le temps d’y penser, je me rends compte qu’à défaut de lire pour de vrai, je suis beaucoup plus encline à écrire pour de bon. J’ai plusieurs projets, des vieux, des nouveaux… Mais une chose est sûre, j’en ai envie. D’où peut-être la nouvelle apparence de mon blog, qui ressemble un peu plus à une page blanche.

Je me suis acheté un stylo blanc pour enfin pouvoir écrire facilement sur mon bullet journal noir. Quelque chose me dit que tout est réuni pour me mener vers de nouvelles nuits éveillées, à blanchir les pages noires de mon journal. J’aime cette idée et maintenant que mon esprit s’est allégé d’un grand poids, mon regard se tourne vers l’avenir. Même si il fait encore nuit, je sais que l’aube ne tardera pas.

Un peu d’art #3

L’Ange déchu, par Alexandre Cabanel (1847)


Mon analyse

De la lumière à l’obscurité… En quelques instants à peine.

Observons dans un premier temps la construction générale du tableau.

Au premier plan, nous sommes témoins de la violente chute d’un ange, banni des cieux, de l’allégresse et de la lumière. Nous arrivons quelques secondes seulement après le choc et la surprise, et soudainement le regard larmoyant se durcit, la souffrance devient physique, et nous assistons à la naissance du mal, conçu dans l’abandon et la vengeance.

Le regard d’abord, incontournable et hypnotique, dans une position de défiance envers le traitre, le bon, celui qui reste dans la lumière ! Détourné de la joie et de l’abondance qui perdurent encore et toujours là-haut, dans le ciel. Non, la terre est loin d’être accueillante mais telle est la malédiction de cet ange déchu.

Ecrasant le feuillage, sur une roche froide et dure, l’ange initialement parfait se noircit peu à peu, au même rythme de son cœur qui s’assombrit lui aussi. Mais la tristesse et l’apitoiement sont déjà de l’histoire l’ancienne, l’heure est à la colère, incontrôlable et implacable.

Car Lucifer connait son origine divine et les dons qui vont avec : la force, la clairvoyance, l’omniprésence… Si sa place n’est plus aux cieux, elle sera sur terre, ou pour être exacte, sous terre. Car le dernier don de Dieu, celui qui a chassé sans aucune indulgence l’ange déviant, n’est pas non plus satisfaisant.

Une éternelle frustration… voilà à quoi est condamné Lucifer. Trop mauvais pour vivre dans le ciel avec les autres anges, trop mauvais pour vivre sur Terre avec les hommes… Mais qu’importe, Lucifer préfère finalement le sort qui lui est réservé. Car c’est sous terre, à l’abris des regards qu’il pourra orchestrer sa vengeance. Non pas contre Dieu lui-même, mais contre sa plus chère création : l’humanité.

Ses deux maints jointes en forment le serment : oui, cette trahison infâme et humiliante ne restera pas impunie, et éternel en sera le châtiment !

J’apprécie énormément ce tableau devenu iconique. On y trouve une notion de Bien et de Mal beaucoup plus floue, plus ambigüe. En partant du regard complexe de Lucifer, où se mêlent une multitude d’émotions contradictoires, nous imaginons Dieu, le tout puissant, à une place de juge impartial, autoritaire, presque dictatorial. Car rappelons-le, pourquoi Lucifer a-t-il été banni ? Est-ce par son orgueil, ou bien est-ce parce qu’il était insupportable à Dieu de tolérer un rival, tout aussi puissant, tout aussi aimé que lui ? Nous le savons, ce jugement fut lourd de conséquences car le banni ne mit pas longtemps à se vouer au Mal corps et âme et à en rependre les vices dans l’esprit des hommes…

Tokyo, la nuit – Nick Bradley

Auteur : Nick Bradley

Editeur : Belfond

Prix : 21€

Résumé éditeur

De Tokyo, on connaît les cerisiers en fleur, les maisons traditionnelles aux toits de tuiles et aux portes coulissantes, le quartier branché de Shibuya avec ses néons et ses boutiques de vêtements.

Mais la nuit, dans les ruelles sombres de la ville, vagabonde une chatte aux yeux verts, attentive à tous ceux que le destin a conduits dans ces quartiers abandonnés, à la marge de la cité titanesque. Là, elle croise la route de Kentaro, un tatoueur de yakuzas, et de Naomi, sa mystérieuse cliente dont le tatouage semble prendre vie ; d’Ichiro, une star déchue qui vit en ermite dans un hôtel désaffecté ; de Makoto, un jeune salaryman qui subit son existence sans jamais trouver l’amour ; mais aussi du détective Ishikawa, qui gagne sa vie en photographiant des liaisons adultères ; ou encore de Mari et George, un couple mixte et dysfonctionnel qui ne parvient pas à se séparer…


Ma chronique

J’ai bénéficié de ce livre dans le cadre d’une Masse Critique de chez Babelio, que d’ailleurs je remercie pour cet envoi.

Déjà, rien que la couverture nous invite au voyage nocturne dans les multiples rues hyperactives de Tokyo. Derrière ces milliers de néons lumineux et d’enseignes envahissantes, découle une sorte de poésie où les hommes se mêlent à la nuit et aux mystères qui l’accompagnent. C’est précisément cela que l’on va retrouver dans ce roman, à la limite du recueil de nouvelles.

Le fil conducteur de l’ouvrage a quatre pattes, de beaux yeux luisants et une paire de moustache. le chat, symbolisé et carrément surnaturel apparait d’une façon ou d’une autre sur le chemin des personnages. Finalement, je trouve que la trame de chaque histoire est banale, et ce afin d’en faire ressortir toute la puissante poétique. Récits de vie, destins croisés, on appellera cela comme on le souhaite mais une chose est sûre, ces rencontres nous invitent à la méditation.

A travers les récits, on apprend un peu plus sur les personnages et leurs secrets, mais également sur la culture japonaise et le poids qu’elle peut parfois représenter. Parfois drôle, parfois touchant, parfois même malaisant, ce livre nous offre un immense panel d’émotions et de sensations.

A découvrir simplement comme lorsque l’on découvre un poème, ce roman peut parfois laissé un goût d’inachevé, comme un rêve interrompu. Certains personnages et certaines découvertes nous suivent jusqu’au réveil, ce qui nous donne envie d’en savoir encore plus sur la culture japonaise et ses secrets.

Sous l’étoile de la liberté, Sylvain Tesson

Auteur : Sylvain Tesson

Editeur : J’ai Lu

Prix : 7,10 €

Résumé éditeur

En 2003, Sylvain Tesson a parcouru à pied, à cheval et à bicyclette le chemin de ceux qui, pendant un demi-siècle, ont fui le goulag ou l’oppression soviétique.
Ce rude voyage de huit mois, à la rencontre des survivants du système concentrationnaire, est une célébration de l’esprit d’évasion et un hommage à ceux qui choisissaient la liberté au prix du froid, de la faim, de la solitude.


Ma chronique

J’ai eu la chance de bénéficier d’un autre récit de voyage, de la collection Les grandes latitudes, de chez J’ai Lu. Cette fois-ci, direction l’Eurasie !

Tout d’abord, j’aimerais attirer l’attention sur les récits de voyage qui sont à mon sens souvent sous-cotés ! Je trouve que c’est un excellent moyen de s’évader, d’apprendre et surtout d’aller à la rencontre de l’Autre, et de l’Ailleurs.

Dans son récit, Sylvain Tesson retrace le parcours des prisonniers des goulags, ayant choisi de payer leur liberté au prix d’une lutte acharnée contre la nature, et contre la mort. On oublie les sentiers aménagés touristiques, et nous voilà face au désert, aux marécages, aux forêts denses… Richement documenté par des photos, le récit nous présente avec beaucoup de précisions la situation globale des régions et des peuples.

En plus d’en apprendre énormément sur l’Histoire de l’URSS, des goulags ou encore des multiples crimes commis dans cet immense territoire, j’ai été énormément touchée par les rencontres de l’auteur, retranscrites dans le récit. Fortement marquées par les derniers évènements, ces régions et les personnes qui y vivent nous livrent une connaissance et un recul sur la vie, tout en irradiant de résilience.

J’ai justement été très surprise lors de la lecture de ce livre : malgré un passé et un présent historique d’une extrême violence, j’ai ressenti une sorte de calme, nous invitons davantage à la méditation. Je pense que c’est l’effet « récit de voyage », couchant sur papier des impressions, des réflexions, des découvertes…

En bref, si vous êtes intéressé par l’Histoire, par les escapades extrêmes et par le portrait de personnes incarnant de multiples autres cultures, je vous recommande vivement Sous l’étoile de la liberté, de Sylvain Tesson. Dans son petit format bien pratique, ce livre se glisse facilement dans un sac à dos, parfait pour bouquiner en pleine nature !

Je remercie grandement les éditions J’ai Lu pour cette invitation au voyage !

La complainte de l’ours, Jean-Louis Etienne

Auteur : Jean-Louis Etienne

Editeur : J’ai Lu

Prix : 6,00€

Résumé éditeur : « A bord de l’Antartica, je suis allée au Spitzberg, pour vivre les quatre saisons de l’Arctique. Je me suis aventuré sur le territoire des ours, j’en ai même rencontré, et tous m’ont témoigné le même message à l’adresse des hommes, attention à ne pas perdre le Nord. »
Le nord, c’est tout à la fois notre étalon d’air pur, l’espace et ses étendue sauvage, leur absolue blancheur, 80% de la réserve d’eau douce de la planète, l’élément clé de notre machine climatique.
A travers 15 chroniques, Jean-Louis Etienne nous parle du devenir de l’homme. C’est là, dans la solitude du Grand Nord, fondu dans ce décor polaire où l’ours est roi, qu’il retrouve la délicieuse simplicité de l’humain. Mais quel avenir nous est réservé lorsque le royaume menace de fondre ?


Ma chronique

En ouvrant ce livre, on s’immerge immédiatement dans le récit d’un voyage brutal, éloigné de tout ce que nous connaissons. Nous oublions la facilité, la chaleur du soleil et même, pendant un long moment, la lumière du jour. Nous voilà à bord de l’Antarctica, en route vers une destination inconnue qui nous promet une rencontre avec la nature la plus sauvage qu’il soit.

Au fil de cette lecture, nous suivons le quotidien des explorateurs confrontés à leur propre insignifiance face à l’immense étendue gelée qu’est le Grand Nord. Petit à petit, nous apprenons l’importance de chaque geste et c’est avec beaucoup de force que le dépaysement opère. J’ai beaucoup apprécié l’intimité du récit, qui tire jusqu’aux réflexions philosophiques. On se sent proche de l’auteur, et l’écriture est tellement fine que l’on ressent également la morsure du froid polaire.

Mais ce voyage n’a pas un but unique de contemplation et de méditation. Ces scientifiques étudient l’évolution de la banquise, malheureusement devenue dépendante du réchauffement climatique. Ce récit peut parfois paraître un peu technique, mais nous prenons aisément conscience de la fragilité de cet environnement. Finalement, les hommes se dissimulent sous une épaisse couche de neige et c’est à ce moment-là que nous apercevons les traces du véritable habitant du Grand Nord, l’ours polaire. A travers ses brèves apparitions parfois fantomatiques, cet animal semble nous raconter aussi son histoire, dont la fin risque d’être dramatique si aucun changement n’a lieu.

J’ai beaucoup été touchée par cette lecture aussi froide que lumineuse. J’ai appris, j’ai ressenti, et surtout j’ai d’autant plus envie de participer à cette interdépendance positive, devenue vitale pour chaque espèce vivante de cette planète.

Je remercie à nouveau les éditions J’ai Lu pour cet envoi !

Coffee Time #15

Plus je passe du temps sur mon blog, plus je me rends compte que je commence presque toujours mes Tea or Coffee en parlant des quatre saisons. Quelques-fois, je me dis que je devrais réfléchir à des introductions un peu plus originales, mais finalement je pense qu’il est bon de se concentrer d’abord sur les choses simples. Lorsque je m’installe quelque-part pour boire un thé ou un café, j’aime observer ce qu’il se passe autour de moi et, dans la plupart des cas, mes yeux se tournent en premier vers le ciel. Même lorsque je discute avec quelqu’un, je ne peux m’empêcher de parler du temps qu’il fait. Non pas pour meubler une conversation qui s’essouffle, mais parce-que j’aime m’arrêter sur l’essentiel. Être heureuse d’un rayon de soleil, s’apaiser avec une pluie toute fine, respirer un grand coup sous le Mistral… en d’autres thermes, vivre dans l’instant présent.


Parlons lecture

Au beau milieu de la préparation de mes examens finaux, j’arrive tout de même à prendre un peu de temps pour lire. Entre le mois d’avril et le mois de mai, j’ai lu deux romans fantastiques, dont un que je souhaitais découvrir depuis longtemps.

Ayant été la principale inspiration du film merveilleux Le Château Ambulant (Miyazaki), ce roman nous replonge dans un univers familier tout en nous offrant une magie nouvelle. J’ai été tellement contente de savoir qu’il allait être réédité, après des années à chercher une édition d’occasion (introuvable) ! Entre la nostalgie d’un de mes films d’enfance préféré et la douceur de la plume de l’auteure, j’avais toujours le plaisir de lire quelques pages avant de dormir.

Autre découverte printanière : le premier tome de la trilogie des Sœurs Carmines ! Ca faisait un petit moment que cette mini saga me faisait de l’œil, je me rappelle de l’avoir découvert dans une vidéo de la Booktubeuse Lemon June ! En général, j’ai vraiment adoré l’univers à la Tim Burton. C’est dark, voir carrément glauque. L’humour noir et piquant de l’auteure m’a également régalé, d’autant plus que j’adore les héros imparfaits (voir même un peu méchants sur les bords). Petit coup de cœur sur le personnage de Tristabelle, aussi agaçante qu’hilarante ! J’imagine que cette lecture aurait été parfaite pour un mois d’automne mais je compte bien lire les tomes suivants à ce moment-là.


La semaine dernière, j’ai eu le plaisir de recevoir de la part des éditions J’ai Lu un roman de Bruno Combes, La Part des Anges. J’avais déjà lu et chroniqué ce livre aux éditions Michel Lafon (si mon article vous intéresse, c’est par ici) et je me souviens d’avoir passé un super moment, entre simplicité et luminosité. Je souhaiterais prendre le temps de reparler de ce roman aux éditions J’ai Lu, notamment pour saluer le travail éditorial.

Je suis carrément fan de cette couverture colorée et du format semi-rigide. Ce livre donne vraiment envie d’être glissé dans un beau tote-bag, avant de partir en vacances. Je conseille justement cette lecture pleine de fraicheur pour une longue après-midi ensoleillée, entre l’odeur de la résine des arbres et celle d’une bonne citronnade.


Je termine cette petite pause café pour me remettre à mes révisons de fin d’année, je reviendrai bientôt pour partager de toutes nouvelles lectures qui m’ont fait sortir de ma zone de confort !

A nous la liberté ! C. André, A. Jollien & M. Ricard

Auteurs : Christophe André ; Alexandre Jollien et Matthieu Ricard

Editeur : J’ai Lu

Prix : 9,99 €

Résumé éditeur : Comment accéder à la liberté intérieure ? Comment préserver en nous paix et volonté face aux difficultés de l’existence ? Dès l’enfance, nous sommes prisonniers de nos peurs, de nos préjugés et des conditionnements qui nous empêchent de vivre heureux. Les auteurs de Trois amis en quête de sagesse se réunissent à nouveau pour nous aider, pas à pas, à nous libérer des habitudes mentales, des blessures et des injonctions d’une société toujours plus tourmentée. Garder le cap, rester en lien et nous connecter aux ressources intérieures n’ont jamais été si nécessaires.


Ma chronique

Ca faisait un petit moment que je ne m’étais pas plongée dans un livre de développement personnel. Manque de temps, d’envie ou d’énergie, je ne me sentais pas prête à entamer une réflexion introspective. Malgré tout, j’ai eu la chance de découvrir cet ouvrage écrit à trois plumes, et pas n’importe quelles plumes !

D’une mille et une façons, notre liberté intérieure peut être mise à mal. Le fait de prendre conscience de nos nombreuses entraves peut nous permettre d’entamer un travail afin de nous en libérer. C’est à ce moment-là que ce livre peut nous être utile, voir nécessaire. Tout d’abord, les trois auteurs se complètent et apportent des points de vue différents sur tel ou tel sujet. Le fait que la philosophie vienne rencontrer la psychologie et le bouddhisme vient enrichir nos réflexions, tout au long de la lecture. Ce livre est écrit sous forme de dialogue entre les auteurs et est organisé autour de 19 chapitres. La dépendance, la peur, le désespoir, l’égocentrisme… Tous les vecteurs qui peuvent altérer notre liberté intérieure sont abordés. Petit plus, chaque chapitre se termine avec un recap’ des méthodes et conseils de chaque auteur.

Au fil de cette longue discussion, j’ai glané des pistes de travail et de méditation. Je n’ai pas pu m’empêcher de pencher d’avantage vers les réflexions de Christophe André, dont j’apprécie beaucoup les écrits. Je pensais que ce livre allait être assez complexe mais finalement, chaque sujet est développé avec légèreté. La forme nous permet de vivre réellement le dialogue et de percevoir le cheminement de pensée des auteurs. C’est un plaisir de participer indirectement à ce moment riche en complicité, bienveillance et même en humour ! Il émane de ces paroles rapportées un sentiment de bien-être, je me suis sentie réellement apaisée pendant cette lecture. Les ondes positives des auteurs traversent les pages et viennent nous envelopper de toute leur compréhension.

J’ai toujours apprécié les livres de développement personnel pour leur côté intemporel, véritables « outils » de la vie quotidienne. On peut s’y plonger à l’envie, mais aussi au besoin. Munie de mes petits post-it de couleurs, j’ai parsemé mon exemplaire de A nous la liberté ! de mes propres réflexions. Ce livre, on a envie de se l’approprier et de s’en servir de façon très personnelle. Encore un ouvrage que je vais avoir du mal à prêter d’un point de vue matériel, mais que je partagerai à travers ses enseignements précieux !

Je remercie les éditions J’ai Lu pour cet envoi qui tombe à pic en ces temps difficiles.