Harry Potter, A la découverte de l’Histoire de la Magie

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Passionnante exploration du monde magique de Harry Potter, cet ouvrage plonge au coeur même de la création de J.K. Rowling. Vous y apprendrez la part de vérité qui se cache derrière les mythes et les légendes qui peuplent la saga. 
Vous découvrirez toutes les créatures, images et traditions qui ont inspiré l’univers de l’auteur, des activités magiques et des expériences de sorcellerie !


Paru à l’occasion des 20 ans de notre sorcier préféré, ce livre saura combler vos lacunes en matière de magie !

Magnifiquement illustré par Jim Kay, cet album aborde à la fois des thèmes de sorcellerie mais également les moments forts de la saga. Enrichi de documents authentiques signés par la main de J.K. Rowling, nous revoilà replongés, 20 ans plus tard, dans l’univers fantastique de Harry Potter.

A chaque page, un sujet. Parfois tirés des romans ou bien du vaste travail de recherche de l’auteure, nous apprenons une multitude de détails quant à la magie, professeurs, créatures et autres objets mystiques. Le tout reste très ludique, très visuel avec notamment des activités à faire chez-soi.

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C’est un véritable régale de redécouvrir le monde des sorciers par le prisme des illustrations de Jim Kay. Avec une ambiance toujours chaleureuse et lumineuse, nous avons rapidement envie de (re)plonger dans l’imaginaire féerique de J.K. Rowling et d’en apprécier la complexité.

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Avec un regard historique, nous apprenons qui était La Mère Shipton, à quoi servaient les miroirs des sorcières ou encore comment lire l’avenir dans les feuilles de thé. C’est absolument passionnant pour les amateurs de sciences occultes. Des tableaux, des gravures, des croquis, on ne sait plus où donner de la tête tellement que c’est complet !

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Une belle découverte et de magnifiques illustrations, tout pour me donner envie de continuer ma relecture de la saga Harry Potter ! Harry Potter, A la découverte de l’Histoire de la Magie est un petit bijou indispensable pour tous les Potterhead.

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Tea Time #2

Pfffou… encore un week-end bien rempli ! Heureusement, demain je ne travaille pas et je vais pouvoir un peu me reposer. En attendant que le soleil se couche pour en faire de même, je me prépare un bon petit thé avant de venir bavarder par ici. Vous l’aurez compris, c’est l’heure du tea time ! (Pas de café après 11h au risque de me transformer en gremlins.)


THE Book Haul qui passe bien

J’ai 20 000 livres sur l’étagère. J’ai -20 sur le compte en banque. C’est le bilan du post-craquage livresque. Peu importe, j’ai envie pu m’offrir de vraies petites merveilles que je me suis déjà empressée de découvrir ! C’est parti pour le book haul qui fait vraiment du bien.

– Pourquoi Tokyo – Agathe Parmentier

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Quel est le point commun entre un sac Chanel et des céphalopodes séchés ? Combien de parapluies sont nécessaires pour se protéger d’un typhon ? Et vous, remerciez-vous suffisamment vos toilettes ?
Fuyant la routine parisienne, Agathe Parmentier débarque au Japon en 2014 avec une valise et beaucoup de questions. Elle s’installe dans une chambre de 9 m² et enchaîne les petits boulots, alternant cours de français et figuration à la télévision japonaise.

Ce livre me faisait de l’œil depuis un moment mais j’ai attendu qu’il sorte en poche pour l’acheter. Aussitôt fait, aussitôt lu ! Ce journal de bord (qui en fait reprend les articles de l’auteure postés sur son blog) retrace le voyage d’Agatsu, une jeune parisienne en quête d’aventures partie vivre au Japon pour quelques mois.

Bon, même si je m’attendais à quelque chose de plus travaillé, les anecdotes s’enchaînent avec beaucoup d’humour et c’est le côté loufoque et burlesque du pays qui est mis en valeur dans ce livre. Parfait pour un divertissement, il est néanmoins décevant si l’on s’attend à en apprendre plus sur les traditions du Japon.

Petit exemple d’une franche rigolade : « Quand il a gagné trop de peluches (le no-life japonais), il en apporte quelques-unes en offrande à l’une des serveuses-soubrettes du @Home Café qui, contre quelques centaines de yens supplémentaires, l’appellera « maître » pendant qu’ils joueront à Hippos Gloutons. »

Niveau féminisme et émancipation de la femme, on atteint le sommet.

– La tresse – Laetitia Colombani

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Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

Encore une fois, ce livre figurait en tête de ma wishlist. J’ai hâte de découvrir cette histoire de destins croisés qui semble avoir convaincu la plupart de ses lecteurs.

– Le Rêve de Ryôsuke – Durian Sukegawa

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Ryôsuke souffre de manque de confiance en lui, un mal-être qui trouve ses racines dans la mort de son père lorsqu’il était enfant. Après une tentative de suicide, il part sur les traces de ce père disparu, qui vivait sur une île réputée pour ses chèvres sauvages, et tente de réaliser le rêve paternel : fabriquer du fromage.
À travers les efforts du jeune homme pour mener à bien son entreprise dans un environnement hostile, Sukegawa dépeint la difficulté à trouver sa voie et à s’insérer dans la société, et souligne le prix de la vie, humaine comme animale.

J’avais adoré le premier roman traduit en français de l’auteur, Les Délices de Tokyo. Très contemplatif, le style est apaisant tout en étant très philosophique. Parfait pour une lecture estivale !

– Expiation – Ian McEwan

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Sous la canicule qui frappe l’Angleterre en ce mois d’août 1935, la jeune Briony a trouvé sa vocation : elle sera romancière. Du haut de ses treize ans, elle voit dans le roman un moyen de déchiffrer le monde. Mais lorsqu’elle surprend sa grande sœur Cecilia avec Robbie, fils de domestique, sa réaction naïve aux désirs des adultes va provoquer une tragédie. Trois vies basculent et divergent, pour se recroiser cinq ans plus tard, dans le chaos de la guerre, entre la déroute de Dunkerque et les prémices du Blitz. Mais est-il encore temps d’expier un crime d’enfance ?
Un roman dans la grande tradition romanesque, où Ian McEwan, tout en s’interrogeant sur les pouvoirs et les limites de la fiction, restitue, avec une égale maîtrise, les frémissements d’une conscience et les rapports de classes, la splendeur indifférente de la nature et les tourments d’une Histoire aveugle aux individus.

ENFIN ! Je possède ENFIN le roman qui a inspiré le magnifique film Reviens-moi, réalisé par Joe Wright en 2008. Je l’avais vu étant assez jeune et je me souviens que cette histoire m’avait bouleversée d’autant plus que la fin m’avait tout bonnement anéantie ! Malheureusement, je ne l’ai pas oublié mais je suis très contente de pouvoir enfin me replonger dans cet univers mêlant pas mal de sentiments humains contradictoires.


En trois mots : Oh Mon Dieu

Je ne sais pas si vous le savez, mais je ne regarde pratiquement jamais la TV. Attention, j’aime bien m’abrutir devant des rediff’ de certaines émissions à la con de temps en temps mais honnêtement, ce média est de loin celui que j’aime le moins.

Pourtant, j’aime bien suivre les apparitions de quelques auteurs sur des plateaux télés. Je suis totalement inculte à ce niveau là et la plupart des journalistes/chroniqueurs me sont totalement inconnus mais je trouve intéressant de se tenir au courant de… « ce qui se passe ».

J’avais entendu parler du nouveau roman de Diane Ducret, La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose. Je n’étais pas forcément tentée de le lire mais j’ai vu qu’il faisait pas mal parler de lui sur les réseaux sociaux. En fait, c’est surtout une apparition de l’auteure sur le plateau de l’émission On N’est Pas Couché qui a fait parler d’elle. Je suis allée voir ça…

En trois mots : Oh Mon Dieu !

Mais c’est qui, lui ?! De quel droit ose-t’il parler du travail d’un individu (sans l’avoir lu) de cette manière, devant des spectateurs et téléspectateurs ?

Je suis o-u-t-r-é-é. Rien qu’à voir la tronche des deux invités en face de l’auteure, on sent déjà une bonne dose de mépris. Mais alors quand ce journaliste ouvre la bouche, c’est la foire ! Premièrement, il parle sans avoir lu le livre en question, bonjour le respect et la douce flemme pour un petit livre « feel good », comme le qualifie sa collègue au sourire inconnu.

EN PLUS, il crache sur un travail d’écriture à la frontière de l’autobiographie, autrement dit, il méprise certains éléments de la vie de l’auteure. En gros, elle n’a pas le droit de coucher sur le papier son passé douloureux sous prétexte qu’un « bon auteur » n’est pas là pour faire pleurer dans les chaumières.

1,2,3… je ne comprends pas… 

Mais alors le coup de la « pitoyable solidarité féminine » prouve clairement que ce gars, j’ai oublié son nom, n’a strictement rien compris à l’idée même de la cause. On ne se sert pas de la solidarité comme on se sert d’une pincée de sel, un peu ici, un peu plus par là et voilà !… La solidarité féminine, c’est un état d’esprit permanent, un respect universel qui unit les femmes ET LES HOMMES face au mépris des autres et de la société.

C’est dingue comme certains s’excluent de ce combat, comme si il ne concernait que les femmes.

Mais là n’est le moment aux polémiques et autres débats enflammés ! En tout cas, bravo à l’auteure qui a su rester digne et classe pendant ce moment bien WTF.


 

Ce tea time est terminé ! Avant de vous quitter, je vous laisse vous apaiser avec une belle citation.

« La nuit, il suffit de tendre l’oreille au murmure des étoiles pour sentir le cours de l’éternité. »

– Les Délices de Tokyo, Durian Sukegawa

 

TAG PKJ du lecteur

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Un TAG, ça faisait longtemps ! Comme j’aime bien ceux de PKJ , je suis allée fouiner sur leur site et j’en ai dégoté un vraiment pas mal qui change de l’ordinaire. Aujourd’hui, je vais parler bien plus de moi que des livres !


1) Quel est votre premier souvenir de lecture?

Mon premier souvenir de vraie lecture remonte au temps de l’école primaire, quand j’avais reçu pour mon anniversaire Les Malheurs de Sophie ainsi que François le bossu, tous deux édités chez Casterman. J’ai tellement lu le premier que je le connaissais par cœur ! Étrangement, François le bossu ne m’a jamais assez convaincue et je ne l’ai jamais terminé. Peuchère.

2) Quel est le plus vieux livre de votre bibliothèque?

Il s’agit d’une vieille édition de Courrier sud de Saint-Exupéry que ma grand-mère avait reçu entant que premier prix de fin d’études. Elle me l’a offert quand j’étais petite avec une belle couverture en cuir sculpté.

3) Avez-vous un genre de prédilection? Si oui, quelle est votre dernière lecture du genre?

Vu que je lis de tout, cette question est assez difficile mais finalement, je peux dire que le genre du classique est un que je préfère. Le dernier que j’ai lu est également ma lecture actuelle, c’est à dire Emma de Jane Austen. J’aime le style pompeux et piquant de cette auteure et je ne me lasse pas des grandes envolées sentimentales propres aux classiques anglais.

4) Avez-vous un auteur favori? Si oui, quel est votre livre préféré de cet auteur?

Je suis très heureuse d’avoir ENFIN une auteure favorite ! J’ai découvert il y a quelques temps Elena Ferrante avec L’amie prodigieuse et j’ai dévoré le reste de la saga. Mon livre préféré de cette auteure est sans nul doute le premier tome.

5) Quel est votre dernier achat livresque?

J’ai récemment acheté le troisième tome de la BD Les carnets de Cerise ! J’adore l’univers chaleureux de cette bande-dessinée et j’aime beaucoup l’héroïne.

6) Quel est le dernier livre qu’on vous a conseillé?

Hum… je ne sais pas trop, habituellement c’est moi qui conseille des livres à mes amis. En y réfléchissant bien, je crois qu’on m’a fortement conseillé de lire du Mathias Malzieu. En fait, c’est moi qui me le suis fortement conseillé car ça a l’air génial.

7) Quel est le dernier livre que vous avez conseillé?

Si on exclu celui que je me suis auto-conseillé, je peux dire que j’ai encore une fois vanté la puissance du roman d’Emily Brontë, Les Hauts de Hurlevent. Je sais, je suis incorrigible.

8) Quelle est votre lecture en cours?

Du coup Emma et Harry Potter et la Coupe de Feu. 

9) Quel est le livre de votre PAL qui vous fait le plus envie?

Il y a D’après une histoire vraie de Delphine de Vigan, le troisième tome du Seigneur des Anneaux également. J’ai aussi très envie de découvrir (avec 1000 ans de retard) la trilogie Hunger Games !

10) Citer un livre que vous avez relu.

Dernièrement, j’ai relu Gatsby le magnifique. La base.


 

Vous pourrez retrouver ce TAG par ici !

Les carnets de Cerise, tome 3 : Le dernier des cinq trésors

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Cerise est une petite fille âgée de onze ans, qui vit seule avec sa mère. Elle rêve de devenir romancière, et a même déjà commence à écrire ses carnets ! Son sujet favori : les gens, et plus particulièrement les adultes. Elle adore les observer pour tenter de deviner quels secrets ils dissimulent au fond d’eux… Cette fois, elle s’intéresse à Sandra… Son atelier de reliure regorge d’ouvrages anciens. Mais il en est un qu’elle n’a jamais réparé. Pourquoi ? Savait-elle seulement qu’il était là ? Et quels sont ces cinq trésors lies à la vie de la jeune femme ? Cerise, Line et Erica vont suivre ensemble ce jeu de piste, cette enquête à tiroirs, pour tenter de rendre à Sandra ce qu’elle a perdu, il y a tant d’années…

Ma chronique

Dans ce troisième tome aux couleurs hivernales, Cerise rencontre une jeune femme un peu perdue, Sandra, qui semble dissimuler un lourd secret. Evidemment, que serait un tome des carnets de Cerise sans énigme à résoudre ? Alors que Cerise et ses amies nettoient un débarra, notre petite héroïne aux cheveux rouges tombe sur un coffret mystérieux, contenant de vieilles partitions de musique. Voilà la première étape d’une véritable chasse au trésor, liant le destin de plusieurs personnages.

Toujours dans une ambiance très douce, Cerise grandit et évolue pour devenir une jeune fille généreuse, de plus en plus réfléchie et surtout de plus en plus transparente avec sa mère. Leur relation devient plus stable, plus chaleureuse. D’ailleurs, l’histoire en profite pour dévoiler plus de choses sur le personnage de la mère de Cerise, nous en apprenons un peu plus sur son enfance et surtout sur l’absence du père de notre petite héroïne. Passé douloureux, traumatisme, deuil, souvenirs… plusieurs sujets sérieux sont abordés dans ce tome beaucoup plus mélancolique que les deux précédents.

Encore une fois, j’ai adoré le nuancier de cette bande-dessinée. Les fêtes de Noël, les paysages enneigés, les décorations lumineuses et surtout l’amour et le courage des personnages redonnent à cette petite histoire toute sa douceur et sa légèreté. Dommage que je ne l’ai lu que maintenant, alors que l’été arrive ! J’aurais vraiment apprécié cette lecture bien au chaud sous un plaid, accompagnée d’une bonne tasse de chocolat chaud.


 

8/10

Une nuit, album jeunesse

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La nuit tombe sur le jardin

Et avec elle, vient l’heure de pointe,

le grand chassé-croisé du crépuscule. 

Pendant que certains regagnent leurs terriers

d’autres sortent de leur cachette.

Découvre la vie des animaux nocturnes.

Les Editions du Ricochet  16 euros


Pour la toute première fois, j’ai participé à une Masse Critique Jeunesse ! Merci à Babelio pour cet envoi.

Je découvre donc un bel et grand album, illustré de magnifiques dessins. L’histoire est toute simple, un joli petit conte du soir pour les enfants effrayés par le monde de la nuit. Nous suivons donc le va-et-vient des animaux nocturnes, le tout dans un décor luxuriant et naturel, éclairé par la douce lumière de la lune.

J’ai beaucoup aimé le clair-obscure des illustrations, cela donne une profondeur à l’histoire qui devient alors très poétique. Les couleurs vives de la végétations contrastent avec le ciel bleu nuit, ce qui donne un ensemble très lumineux.

Un petit moment de pure détente en me replongeant dans l’univers de l’album jeunesse où l’illustration tient le rôle principal, entre subtilité, imaginaire et apprentissage.

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On imagine ce conte raconté aux tout petits après le couché du soleil, pendant que la nuit tombe doucement avec ces mystères et ces bruits étranges. Ce livre est parfait pour une petite balade nocturne tout en restant au chaud dans son lit !


8/10

Ces amies qui m’écrivent…

La conversation perd de sa substance quand elle s’étale sur un écran lumineux. Les idées clignotent et émettent un son et les questions se posent tapées à toute vitesse et finissent interceptées par des satellites. C’est poétique et triste à la fois car quand l’écran s’éteint, la conversation est terminée. Plus aucune trace des beaux dialogues dont les amis sont capables. Mais parce-que le papier et les stylos survivent au progrès, certains font le choix de rallumer la lampe de bureau et d’écrire, tout simplement.


Choisir de correspondre par écrit quand on a à notre disposition des outils ultrarapides et ô combien moins coûteux relève non pas d’une nécessité mais d’une réelle envie. Il faut vouloir écrire pour pouvoir écrire. Il est facile d’adresser à un inconnu un courrier impersonnel et administratif. Il est plus délicat d’ouvrir sa pensée à quelqu’un quand on a seulement une feuille blanche devant soi.

Passé les premières difficultés à former un monologue interactif, l’inspiration se mêle à la chose et voilà que la correspondance à long terme prend vie.

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L’alchimie entre l’art créatif et l’amitié résulte à une bienveillance visuelle et sentimentale. Les correspondants donneront beaucoup de soin à leurs courriers dans l’espoir de plaire au destinataire, de lui faire plaisir selon ses goûts et ses aspirations. Tous les moyens sont alors mis en oeuvre pour personnaliser la lettre pour que celle-ci soit unique, adressée à une personne particulière qui nous est chère.

Je suis toujours émue de voir les détails dans les courriers de mes amies, chaque petite chose rajoutée témoigne d’une attention bienveillante et généreuse. Je trouve que finalement, même si nous nous sommes jamais vues, la relation est sincère, complète et même spirituelle. Ecrire est une activité solitaire certes, mais qui s’ouvre sur l’intériorité de notre correspondant.

Un véritable univers nous lie avec la personne qui nous écrit. Un rythme s’installe de lui-même et l’attente devient une source d’inspiration pour collecter, réunir, et créer. Une jolie carte ? Une belle image ? De beaux papiers à origamis ? Tant qu’on est certain que ça plaira, on prend plaisir à garnir le courrier.

Aujourd’hui par exemple, une de mes amies m’a fait une belle surprise, sans aucune occasion particulière, seulement pour me faire plaisir et enchanter mon quotidien.

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Fin de journée de travail, je rentre chez moi la tête pleine de soucis, alors que le soleil décline lentement. Je pose mes affaires dans ma chambre et je remarque une jolie enveloppe épaisse, décorée par des rayures harmonieuses de masking tap. Le temps s’arrête et la voix de mon amie m’invite à partager un bon moment. Je m’installe, goûte les premiers abricots de la saison et défais le paquet, me prenant mon temps.

Chaque détail provient de son imagination, les petits cadeaux sont faits main et même l’emballage est magnifique par sa spontanéité. Quelques marques-pages en aquarelle, elle sait que j’aime lire. Une belle carte postale, elle se doute que la citation me plaira. De belles petites pochettes remplies de rooibos, elle savait que je voulais goûter ce « thé rouge » mystérieux…

Une autre amie partage avec moi l’amour du XVIIIème siècle. Nous donnons à nos courriers une belle allure romantique et c’est ainsi que nous avons trouvé notre complicité. Nos voix se mêlent à l’encre et c’est toujours un grand moment de douceur quand j’ouvre ses lettres, soigneusement décorées avec l’élégance naturelle de mon amie.

Le temps passe, les saisons défilent et bientôt une chronologie s’installe.

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Comme un roman racontant notre quotidien, ces enveloppes, chapitre par chapitre, forment au final un tout, une sorte de témoignage vivant et intemporel.

J’ai réservé une boîte pour y ranger mes correspondances. J’aime me replonger dans ce passé manuscrit de temps en temps, j’aime réécouter la voix de mes amis qui évoluent, qui grandissent, qui déménagent parfois, changeant ainsi la calligraphie de leur adresse…

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J’ai pleins de petits trésors cachés dans le fouillis de ma chambre. Mais celui-ci est sûrement le plus évident à l’œil nu.


 

Merci à mes correspondantes, merci à mes amies.

L’amie prodigieuse – L’enfant perdue, Elena Ferrante

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À la fin de Celle qui fuit et celle qui reste, Lila montait son entreprise d’informatique avec Enzo, et Elena réalisait enfin son rêve : aimer Nino et être aimée de lui, quitte à abandonner son mari et à mettre en danger sa carrière d’écrivain. 
Car elle s’affirme comme une auteure importante et l’écriture l’occupe de plus en plus, au détriment de l’éducation de ses deux filles, Dede et Elsa. 
L’histoire d’Elena et de Nino est passionnelle, et bientôt Elena vit au gré de ses escapades pour retrouver son amant. Lors d’une visite à Naples, elle apprend que Lila cherche à la voir à tout prix. 
Après avoir embrassé soixante ans d’histoire des deux femmes, de Naples et de toute l’Italie, la saga se conclut en apothéose. 
Plus que jamais, dans L’enfant perdue, Elena Ferrante nous livre un monde complet, riche et bouillonnant, à la façon des grands romanciers du XIXe siècle, un monde qu’on n’oublie pas.

Ma chronique

Et bien voilà. Je termine le quatrième et dernier tome de la saga L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante. Même si je suis attristée à l’idée de quitter Lila et Lenù, je pense quand même qu’il était temps que cette grande histoire se finisse. Nous voilà donc apaisés après avoir suivi la vie de deux femmes, traversant les époques.

Comme dans le tome précédent, l’histoire tourne beaucoup plus autour de Lenù et Lila est reléguée au second plan. Du moins c’est ce qu’essaye de faire Lenù afin de mener une vie indépendante loin du quartier et de son amie. Mais comme dans le troisième tome, Lila revient en force au devant de la scène et nous ne pouvons pas nous empêcher d’admirer encore et encore ce personnage extraordinaire. L’histoire est tellement indirectement liée à Lila que je suis carrément passé à côté du fait que Lenù est devenue un personnage que, si il avait été seul, je n’aurais pas du tout apprécié.

Même si ça s’arrange au fil des pages, la constante Elena Greco devient insaisissable et semble vivre une espèce de crise d’adolescence quand elle entame sa relation avec Nino. Personnellement, je n’ai pas particulièrement aimé ce couple et surtout le personnage de Nino que j’ai trouvé prévisible et même, disons le, insupportable depuis le début. A cause de lui, Lenù délaisse beaucoup de choses qui font d’elle un personnage attachant, notamment sa maternité.

En effet, elle devient une mère négligente et peu soucieuse de l’équilibre de ses filles. Elle préfère de loin partir quelques jours avec Nino que d’assumer son rôle de mère sachant qu’à la base, ses filles sont déjà très touchées par sa séparation avec Pietro, le père de celles-ci. On assiste alors à de grands moments d’injustice tout en sentant venir l’issue de cette aventure amoureuse.

Sans grande surprise, Lenù est forcée à plusieurs reprises de revenir au quartier de Naples et se rend soudainement compte du mal qu’elle a fait indirectement subir à ses filles. Sans pour autant faire les bons choix à mes yeux, elle redevient lucide et se rend compte que quoi qu’elle fasse, elle sera toujours liée aux lieux de son enfance et, forcément, liée à Lila.

Pour parler de cette dernière, je l’ai trouvé beaucoup moins active que dans les tomes précédents. Evidemment, il y a toujours une explication à tout grâce à Lenù mais Lila semble de plus en plus subir sa propre vie tout en essayant de se servir des autres pour atteindre ses objectifs. Elle s’efface, elle disparaît un peu plus à chaque page, phénomène plus ou moins accéléré par certains événements tragiques qui m’ont beaucoup bouleversée. La fin du livre rejoint le début du premier tome… la boucle est ainsi bouclée avec une grande finesse et beaucoup d’émotions.

Certains passages clés du livre sont donc très marquants, très violents et surtout complètement imprévisibles. J’aime énormément cette façon qu’a Elena Ferrante d’être à la fois complète et rapide, donnant à ses romans un rythme dynamique tout en nous plongeant dans les profondeurs complexes de ses personnages. Mon cœur a battu très fort dans ma poitrine et certains faits m’ont même arraché quelques larmes. La charge émotionnelle étant un des critères les plus importants quand je lis un livre, je suis donc encore plus convaincue du talent de l’auteure !

Dans ce dernier tome, avant l’étrange apaisement de la fin, tout est bousculé, tout vole en éclats et beaucoup de choses qui nous semblaient stables se révèlent être rongées par la complexité des situations. Comme je l’ai dit plus haut, Lenù n’est pas cette jeune femme sage et ordonnée que nous connaissions auparavant, Lila n’est pas aussi invincible que nous le pensions et surtout, tout les autres personnages se révèlent et forment ainsi une masse compacte, incarnant toutes les facettes du contexte socio-politique de l’époque. Je pense surtout à la chute des frères Solara qui fut un des moments les plus magistraux du roman. Tout au long de la saga et malgré leurs agissements, je me suis fortement attachée à ces deux personnages masculins qui me semblaient beaucoup plus concrets que d’autres. Leur fin m’a littéralement brisée le cœur !

Bref, le temps passe et voilà que tous nos héros se font grisonnants. La deuxième génération aurait pu prendre le relais si ce n’est qu’une étrange désertion a complètement vidé le quartier. Ils ont tous fui et c’est nous, lecteurs, qui restons dans les rues de Naples, encore toutes résonnantes des voix des personnages que nous avons suivis, aimés et détestés pendant toute la saga.

Cette histoire va énormément me manquer et je ne peux pas nier qu’elle m’a fortement marquée. Je sors changée de cette longue lecture et j’ai découvert une auteure formidable qu’il me tarde de découvrir à travers d’autres œuvres. De plus, une très bonne nouvelle m’a consolée puisque la saga va être adaptée en série TV qui sera diffusée en France. J’ai hâte de voir ce que ça va donner, un peu inquiète cela-dit !


 

9/10

 

 

Pause café #1

Bonjour tout le monde ! Depuis un certain temps, je voulais instaurer un nouveau rendez-vous sur mon blog. J’avais envie de créer un petit moment tranquille, sans forme et sans style particulier, où je vous parlerai de choses et d’autres, de sujets d’actualité qui me tiennent à cœur ou d’autres trouvailles ô combien extraordinaires. Parfait pour faire un break, c’est l’heure de la pause café number one !


EUROVISION 2018 – Entre kitsch et performances

J’ai regardé l’Eurovision. Pour la première fois de ma vie. Depuis plus de 21 ans. Déjà, rien que le fait de regarder la télé, c’était quelque chose. Bon, j’avoue que je n’avais pas forcément envie mais bizarrement, j’ai voulu écouter de la musique et puis voilà, j’en suis arrivée là.

Eh bah… que de variétés ! Je me suis prêtée au jeu et j’ai fait mentalement mon petit top 5 qui s’est, franchement, imposé sans aucune hésitation. La première chanson qui est sortie du lot a été La Forza, interprétée par Elina Nechayeva, la chanteuse représentant l’Estonie.

Niveau performance vocale, mise en scène et  dose émotionnelle, rien à redire pour moi.

Après, j’ai énormément aimé le passage de la Serbie, avec la chanson Nova Deca du groupe Sanja Ilic & Balkanika.

J’accorde une grande importance à la voix dans une chanson et encore une fois, j’ai été bluffée. D’ailleurs, le groupe Equinox avec leur chanson Bones, représentant la Bulgarie, a également su me convaincre.

Par contre, j’ai un doute. Est-ce que c’est la chanteuse qui chantait les passages du début et de la fin, avec l’envolée de voix bulgare ?

Et puis enfin une des chansons que j’ai le plus surkiffé a été interprétée par la formidable Netta qui a chanté Toy, inspirée du mouvement Me too. Israël a été ainsi représenté par cette performance à la fois originale et libératrice.

Je viens de voir pas mal d’articles, de tweets et autres réactions négatives et polémiques au sujet de, déjà une, la présence d’Israël dans un concours européen, puis de la personnalité de la chanteuse et enfin, c’est encore plus minable, par rapport à son physique.

Je ne sais pas pourquoi, en effet, Israël participait à l’Eurovision, et même titre que l’Australie, soit dit en passant. Cela dit, ça m’a été complètement égal. Je n’ai pas vu l’émission avec une once d’idée politique et je pense que certains auraient du faire de même pour apprécier la musique et les valeurs des artistes.

Après, en ce qui conserve la mise en scène, certains ont parlé « d’appropriation culturelle » puisque Netta a clairement revendiqué son goût pour la culture japonaise. On le remarque par sa tenue, sa coiffure et par son décor.

Euh… depuis quand on ne peut plus s’inspirer d’une autre culture que la sienne ? Les autres chanteurs n’ont pas forcément chanté des chants traditionnels à leur pays respectifs et ont même choisis la langue anglaise pour représenter leur nation. Où est le problème ? Dans ce cas là, pourquoi n’a t-on pas parlé d’appropriation musicale avec le représentant de la Suède, imitant clairement le style de chant et de danse de Mikaël Jackson, le tout avec un faux air de James Dean et de John Travolta ?

Bon, pour ce qui est des moqueries par rapport au physique de la chanteuse, je ne vais pas m’étendre sur le sujet mais vous vous doutez bien de mon niveau de blase. Je vais me contenter de saluer la performance de l’artiste, son énergie époustouflante et surtout sa manière peu conventionnelle de représenter ses idées.

Ceux qui ont vu là des accords politiques n’ont clairement pas compris que l’artiste était seule sur scène, uniquement armée de son talent et de ses valeurs. Je ne veux pas aller chercher plus loin et je suis ravie que cette femme libérée ait convaincu la majorité des votants grâce à sa voix et à sa chanson. Il est agréable d’oublier, le temps d’une soirée, la politique et le contexte mondial actuel. Malheureusement, la réalité nous a vite rattrapée puisque, comme vous le savez, la France a été une nouvelle fois frappée par un événement triste et violent, cette nuit là…

Mon avis sur le sujet reste très simple. C’est un des moments que j’ai préféré, je suis donc contente qu’elle ait gagné !

Je ne peux évidemment pas oublier de citer le passage de la France, avec le groupe Madame Monsieur, interprétant la belle chanson Mercy. 

Un live sobre et élégant, tout en finesse. Un grand moment d’émotion et de sensibilité, en hommage à cette petite fille née lors de son immigration. Un peu déçue de la place de la France dans le classement qui, selon moi, méritait bien plus de points !


LITTÉRATURE – Fin de saga et brisure de cœur

ATTENTION, cet article va contenir d’immenses et intolérables spoilers au sujet d’une saga immense qu’il est intolérable de ne pas lire, à savoir L’Amie Prodigieuse d’Elena Ferrante. Vous voilà prévenu !

 

Contre toute attente et contre tous plannings de lecture, je me suis jetée sur le quatrième tome de la saga L’amie prodigieuse.

Comme c’est une pause café et pas une chronique, je vais éviter de donner mon avis alors je vais tenter de représenter mes émotions une par une et ce, par le biais du GIF, une formidable invention.

Moi quand… Franco est mort. (Le personnage, pas le dictateur)

 

Moi quand… Nino avoue un amour éternel à Lenù.

 

Moi quand… Nino a (officiellement) trompé Lenù.

 

Moi quand… Alfonso est mort.

 

Moi quand… Lenù envoie bouler Nino FOR EVER.

 

Moi quand… les filles aînées de Lenù font un peu trop les belles.

 

Moi quand… les frères Solara commencent à moins faire les beaux.

 

Moi quand… les frères Solara n’auront plus jamais l’occasion de faire les beaux.

 

Moi quand… le sort s’acharne sur Lila.

 

Moi quand… je me rends compte que la saga est définitivement terminée.

 

Moi quand… j’apprends que la saga va être adaptée en série TV.

 

Moi quand… je parle de L’Amie Prodigieuse.

 

Les autres… quand je parle de L’Amie Prodigieuse.

 


MÉTÉO – Il fait froid (encore)

 

13 mai. J’ai ressorti pulls et écharpes. WTF ? Pas tant que ça !

Savez-vous qu’il existe une tradition météorologique appelée « Saints de glace » ? J’ai eu la flemme de lire la page Wikipédia pour en connaître la cause mais pour faire simple, le 11-12-13 mai, il re-caille subitement.


 

Cette pause-café est déjà trop longue, je vais donc conclure cet instant blabla avec une belle citation !

« J’ai aimé une vie que je n’ai pas très bien comprise, une vie pas tout à fait fidèle. Je ne sais même pas très bien ce dont j’ai eu besoin : c’était une fringale légère. »

– Courrier Sud, Antoine de Saint-Exupéry

Haïku #2

 

 

Toi tu te souviens

De mes mille et une façons

De sourire au monde. 

C’est l’air qui s’engouffre

Dans la fenêtre entrouverte

Ecoute ce qu’il dit.

L’odeur de tes crèmes

Et puis la couleur des fards 

Dissimulent l’attente. 

Toi qui ressens l’autre,

Demande-lui de nous dire

Quand est-ce qu’il revient.

Et puis son silence

Fait d’or et de patience

Mais il n’en sait rien. 

Le temps de la pluie

Et quand ses yeux te reviennent

Tu entends sa voix.

Toutes les choses s’usent 

A la corde de funambule

On avance, elle casse. 

Un jour le miroir 

T’a révélé un secret :

– Tu n’es pas cet autre.

 


 

 

La nuit en chanson

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L’été, nous laissons entrer la nuit dans nos chambres. J’aime être à mon bureau, fenêtre et volets ouverts, à regarder le soir tomber. Les étoiles apparaissent toutes pâles, l’air se rafraîchit et se charge d’une odeur boisée, et moi, je termine ma journée les écouteurs dans les oreilles, un carnet et un stylo, quelques livres en vrac et une tasse de thé.

Il y a des musiques que nous écoutons que le soir. Des mélodies chaudes et lentes qui nous font aimer la nuit pour ce qu’elle est, belle et résonnante comme un concert plein air. Les odeurs, la température étouffante, la fatigue de la journée, ces musiques incarnent des sensations qui nous font revivre des soirées estivales aussi simples, aussi banales qu’inoubliables.

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Besame mucho, Cesaria Evora

La voix chaude de Cesaria a accompagné les soirées de l’été qui a précédé mon entrée en classe de Première. Lassée de tout, j’écoutais pendant des heures ces notes espagnoles qui me faisaient rêver de longues promenades nocturnes, tandis que mon ordinateur portable soufflait de l’air brûlant.

L’émotion des vacances quand on est jeunes, les pavés des ruelles d’un petit village du sud, la lumière orange des lampadaires envahis de papillons de nuit, voilà ce que m’évoque cette chanson.

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Ces gens-là, Jacques Brel

Je me souviens de cet été là, fidèle au poste, au bureau et à la fenêtre. J’ai découvert la voix de Jacques Brel.

-Ecoute ça, c’est beau. 

Ma meilleure amie de l’époque a écouté et a trouvé ça beau. On grandissait, on aimait ce qui était triste et surtout, nous n’étions pas de ces « gens-là ». Nous, on préférait partir en pleine nuit ou plutôt rêver de le faire, puisque nous étions souvent consignées dans nos chambres.

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La nuit je mens, Alain Bashung

La poésie pendant que je traînais sur de vieux Tumblr, l’adolescence qui passe lentement. Le calme après les fous rires, c’était l’instant qui précédait chaque lendemain qui composait ma vie.

La nuit je mens, je prends des trains à travers la plaine… lalala…

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Jeunesse lève-toi, Saez

La nuit porte conseil et est souvent à l’origine de grandes réflexions. Je crois que finalement, c’est le soir que nous grandissons le plus. Seule, j’apaisais petit à petit le vacarme des journées que nous vivions alors, jeunes lycéens, en  réveillant l’âme de révolte qui dormait en moi. Damien Saez est la voix des milliers d’adolescents qui veulent vivre une jeunesse vraie et brutale avec la douceur poétique du souvenir.

N’entends-tu pas ce soir chanter le chants des morts, de la mémoire de ceux qui sont tombés pour toi ? Jeunesse, lève-toi. 

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Road To Zion, Damian Marley, Nas

L’été 2014, je suis partie en vacances chez ma meilleure amie de l’époque. Nous passions nos journées à la plage ou en ville, à manger des glaces et à boire des granités. Nous nous arrêtions à chaque café pour boire un coca et nous repartions pour nos longues promenades. Le soir tombait tard et on rentrait toujours avant la nuit.

Les soirées étaient suffocantes dans son appartement, l’odeur des cigarettes avait imprégnée les vêtements. Nous écoutions du reggae pendant des heures, à fixer le plafond, en parlant beaucoup pour dire peu.


 

« La nuit, les oiseaux… »