Lire en VO 2.0

Sur mon ancien blog, pendant mon voyage, j’avais déjà parlé de la lecture en VO. J’aimerais en reparler ici car c’est un sujet qui me tient à cœur d’autant plus que j’adore lire les livres dans leur version originale !


VO ou anglais ?

Bien souvent, on trouve des livres écrits en anglais sans qu’il ne s’agisse d’une version originale. En effet, certains livres à succès sont traduits en anglais alors qu’à la base, ils sont écrits dans une autre langue. Il est donc important de savoir quelle est la langue à l’origine du roman pour ne pas avoir le filtre de la traduction.

Me faire surprendre par la langue d’un roman m’est arrivée lors de mon voyage en Australie, quand j’ai voulu lire mon premier livre en anglais. Il s’agissait de The 100 Year-Old Man Who Climbed Out the Window and Disappeared de Jonas Jonasson et j’ignorais totalement qu’il s’agissait à la base d’un roman suédois avant d’en arriver à la moitié. Heureusement, la personne qui me l’avais conseillé était elle-même d’origine suédoise et m’a alors certifié que la traduction était très fidèle au texte de base.

Un choix s’offre donc à vous si vous choisissez de lire une langue étrangère. Soit vous optez pour la langue originale, qu’elle soit anglaise ou autre, ou bien vous choisissez de lire la traduction du livre dans la langue de votre choix.

Les avantages de la VO

En plus de perfectionner votre apprentissage, lire en VO vous permettra également de découvrir un texte dans son intégralité. L’auteur choisit des mots, des tournures de phrases et des figures de style qu’il est parfois hélas impossible de reproduire dans une autre langue. C’est à ce moment là que la traduction s’éloigne du travail littéraire de l’auteur et que le texte perd de sa poésie, de sa force ou encore de son originalité.

D’autant plus que certains traducteurs prennent la liberté de modifier, de censurer ou encore d’ajouter leur grain de sel au roman qu’ils traduisent. Personnellement, je trouve ça peu honnête vis à vis du contrat qui unit l’auteur, le traducteur et le lecture. Il n’y a hélas pas de méthode pour savoir si la traduction que vous avez de votre roman préféré est des plus fidèles, mais vous pouvez avant tout achat vous renseigner. Certaines traductions sont si mauvaises que leur réputation les devance.

En lisant une VO, vous êtes certains de pouvoir découvrir l’auteur dans toutes ses subtilités.

Se lancer sereinement

Bien souvent, le choix du livre se fait un peu par la réputation de celui-ci. Il est certain que si nous choisissons de lire du Shakespeare en version originale pour une première lecture en langue étrangère, nous risquons de rapidement laisser tomber. Prenons exemple sur la langue anglaise. Certains auteurs, voir la totalité si il s’agit de classiques, utilisent une langue très littéraire, ampoulée par un style ancien et complexe. Certains mots et tournures de phrases n’existent plus dans la langue modernisée, ce qui rend la lecture certes enrichissante mais peu utile dans un but d’apprentissage de la langue moderne.

Il faut donc dans un premier temps bien choisir sa lecture. Je conseille fortement de passer par des petits romans jeunesse, sans forcément taper dans la catégorie 3-6 ans. La saga Harry Potter me semble parfaite pour être lue en version originale. Le style de l’auteure est plutôt simple, adapté à un jeune public, et vous vous amuserez à découvrir le jargon typique de J.K. Rowling, maniant les mots-valises à la perfection.

Je me souviens qu’en cours d’anglais, en classe de 6ème, ma professeur avait fait découvrir à ma classe certains passages d’Harry Potter and the Philosopher’s Stone. Il m’a fallu peut-être plus de 6 ans pour apprendre qu’Hogwarts n’était pas une race de chouette ! Et oui, les traductions modifient presque tout dans le but de rendre les jeux de mots et autres créations de l’auteur crédibles et percutants à l’oreille d’un lecteur étranger.

D’ailleurs, au sujet du même livre, pourquoi le titre a-t-il autant dérivé pour la traduction française ?…

Une autre petite astuce toute simple : bien souvent, nous nous retrouvons frustré quand nous buttons sur un mot inconnu. Au lieu de stopper la lecture, il faut continuer ! En effet, si vous vous fixez l’objectif de finir le paragraphe, voir la page, il est fort probable que vous puissiez déduire le sens du mot qui vous a posé problème. Il ne vous reste plus qu’à rechercher une définition précise, et hop, voilà un nouveau de vocabulaire appris ! En bref, lisez entièrement un paragraphe ou une page car ce que vous comprenez peut vous faire deviner ce que vous n’avez pas compris. Notez par la suite les nouveaux mots ainsi devinés et une définition juste et précise.

ATTENTION, en anglais, certains mots changent de définition suivant leur utilisation et leur contexte. C’est ce qui est fun avec la langue anglaise… #SourceDeMalentendu


J’espère que ce petit article vous aura été utile si vous désirez vous lancer. N’ayant lu qu’en anglais, mes conseils sont peut-être limités autour de cette unique langue mais je vous propose une petite compilation d’idées de lectures en anglais, pour débuter facilement.

Dernier conseil, choisissez une lecture qui vous fait vraiment envie, c’est indispensable pour rester motivé !

 

 

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L’Alchimiste, Paulo Coelho

L-Alchimiste

Résumé éditeur

Santiago, un jeune berger andalou, part à la recherche d’un trésor enfoui au pied des Pyramides. Lorsqu’il rencontre l’Alchimiste dans le désert, celui-ci lui apprend à écouter son cœur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve. Merveilleux conte philosophique destiné à l’enfant qui sommeille en chaque être, ce livre a déjà marqué une génération de lecteurs.

Ma chronique

Fidèle à moi-même, je me mets à lire les plus grands succès des années après leur parution. Ayant déjà lu du Paulo Coelho (Véronika décide de mourir), j’avais gardé un souvenir mitigé de cet auteur que je trouve assez égocentrique. Me fiant aux avis de mon entourage, je me suis tout de même décidée à lire L’Alchimiste. 

Comme tous les livres de l’auteur, celui-ci se lit très vite et révèle un message spirituel, ce qui le rend à la fois roman et livre de développement personnel. Même si j’ai aimé l’ambiance générale, je n’ai pas été toujours touchée par l’aventure et les réflexions du personnage principal. J’ai trouvé son évolution inconstante, s’accélérant soudainement à certains passages malgré un rythme parfois rébarbatif, ce qui est à la fois expéditif et frustrant.

De plus, je n’ai pas forcément trouvé le rapport entre l’histoire et le titre puisque l’Alchimiste se révèle être un personnage secondaire, apparaissant réellement à plus de la moitié du livre. Je me fie énormément aux titres des romans que je choisis et, pour la deuxième fois avec et auteur, j’ai l’impression qu’il y eu erreur sur la marchandise.

J’ai tout de même aimé ce livre, c’est indéniable. L’histoire se passe dans le monde Arabe et surtout dans le désert, des lieux magiques qui invitent à la poésie et à la méditation. La comparaison avec Le Petit Prince rejoint uniquement le fait que le héro se retrouve lui-même en plein cœur du Sahara, en rencontrant des personnages différents, porteurs d’enseignements. Cela-dit, ce livre est loin d’avoir provoqué le même impact que celui du Petit Prince. J’en garde un bon souvenir mais malheureusement je n’ai pas été troublée comme j’ai pu l’être avec d’autres romans du même genre.

L’Alchimiste n’est donc pas une déception puisque je ne portais pas d’attentes spécifiques sur le roman, mais plutôt la confirmation de mon sentiment envers l’auteur. Je trouve que Paulo Coelho véhicule de très beaux messages mais manque parfois de consistance et de détails psychologiques. Comme dans les contes de fées, l’histoire reste très minimaliste tandis que l’essentiel demeure dans les images métaphoriques. Ce livre dévoile bel et bien un précieux savoir, mais ça n’a pas fonctionné avec moi.


6,5/10

Bilan Lecture 2017

Il n’est pas encore trop tard pour un petit bilan lecture de l’année 2017 ! Entrecoupée par mon retour en France après un long voyage à l’étranger, cette année fut tout de même riche en découvertes littéraires et je suis plutôt surprise d’avoir autant lu, malgré le temps que j’ai passé à reprendre ma voie professionnelle.


20 livres lus en 2017

 

Mes coups de cœur de l’année 2017

Ma recommandation

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Une histoire bouleversante qui mêle la douceur des fruits gorgés de soleil à la violence de la guerre. A lire absolument !

Mon premier objectif livresque pour 2018

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Le charme discret de l’intestin, Giulia Enders

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Résumé éditeur

Surpoids, dépression, diabète, maladies de peau… et si tout se jouait dans l’intestin ? Au fil des pages de son brillant ouvrage, Giulia Enders, jeune doctorante en médecine, plaide avec humour pour cet organe qu’on a tendance à négliger, voire à maltraiter. Après une visite guidée au sein de notre système digestif, elle présente, toujours de façon claire et captivante, les résultats des toutes dernières recherches sur le rôle du «deuxième cerveau» pour notre bien-être. C’est avec des arguments scientifiques qu’elle nous invite à changer de comportement alimentaire, à éviter certains médicaments ainsi qu’à appliquer quelques règles très concrètes en faveur d’une digestion réussie. Illustré par Jill Enders, la sœur de l’auteur, voici un livre qui nous réconcilie avec notre ventre.

Ma chronique

Découvert en format numérique sur mon téléphone, j’ai été interpellée par l’impact que certaines informations ont eu sur moi. Je n’ai pas perdu plus de temps à me bousiller les yeux en lisant sur mon écran et je me suis achetée le livre.

Intéressée par le bien-être, je ne pouvais pas passer à côté du sujet en sachant déjà que le ventre était un « deuxième cerveau ». Ce qui saute aux yeux en commençant ce livre, c’est la manière dont l’auteure rend accessible son savoir. En effet, en plus d’être jeune, talentueuse et toute mignonne, Giulia Enders est extrêmement drôle et sait très bien rendre une thèse de biologie passionnante, claire et amusante. Bon, certains passages sont plutôt denses mais l’auteure enchaîne les faits, expériences et « révélations » des plus surprenants ! Ça faisait longtemps qu’un livre ne m’avait pas autant appris. J’ai d’ailleurs fait profiter mon entourage d’un savoir aussi intestinal qu’indispensable, tout au long de ma lecture.

La thèse de l’auteure est de moins en moins niable grâce aux avancées médicales et ce livre nous donne un tout nouveau regard sur notre corps et sur le monde qui nous entoure. Je m’attendais à lire un livre uniquement orienté sur un organe mais à ma grande surprise, l’auteure aborde tous les sujets ayant un rapport avec l’intestin, et il y en a beaucoup ! La psychologie, les maladies telles que le diabète, les allergies etc… Giulia Enders nous apprend que lorsque nous voulons parler de l’intestin, ne devons forcément parler … de tout le reste !

En plus de nous apprendre et de nous étonner sur le fonctionnement de notre propre organisme, ce livre nous sensibilise également sur certains sujets de société tels que la consommation de viandes dîtes « normales », la propagation de maladies graves ainsi que l’utilisation que certaines entreprises font des bactéries ! En effet, vous apprendrez par exemple comment certaines sociétés de nettoyage utilisent de microscopiques éléments pour désodoriser des toilettes publics. Bluffant…

Evidemment, il y a eu des chapitres que j’ai préféré à d’autres ainsi que des passages un peu longs et un peu trop techniques. La fin notamment m’a moins souvent captée que le début mais je ne regrette en rien d’avoir lu entièrement cet ouvrage. Le message qu’il véhicule me semble être important et précieux d’autant plus que la science rejoint de plus en plus, sur tous les points, la thèse et les théories avancées par l’auteure. J’ai également pu cibler des mauvaises habitudes et des idées reçues et j’ai clairement plus l’envie de prendre soin de mon cher organe mal aimé… ainsi que de mes gentilles bactéries !

 

9/10

 

 

TAG Home Made #1

Pour la première fois, j’ai créé un petit TAG littéraire en 10 questions. J’espère qu’il vous plaira et vous amusera !


  • Si tu devrais être le personnage masculin d’un grand classique, qui serais-tu ?

Sans hésitation, je serais Heathcliff, dans Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë. Je trouve ce personnage sublime à la fois dans sa personnalité mais également dans sa place au cœur de la littérature anglaise. Ayant toujours vécue loin de la société et de l’amour, Emily Brontë a su donner naissance à un personnage complexe, tiraillé entre la médiocrité et l’absolu sentimental. C’est une véritable oeuvre d’art.

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  • Quelle est le passage d’un livre que tu voudrais vivre à la place du personnage ?

Il s’agit du troisième volet de la saga L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante, au moment où Lenù présente son roman à une assemblée de figures intellectuelles. J’ai toujours rêvé de publier un jour un livre et j’ai clairement ressenti l’effervescence du personnage face à son public. Elle ressent à la fois de la fierté et de l’angoisse car elle doit répondre aux virulentes critiques de certains journalistes.

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  • Quel est le roman dont tu voudrais changer la fin (sans la dévoiler) ?

J’ai été très surprise de la fin du troisième volet de la sage L’amie prodigieuse. Je me suis sentie très éloignée du personnage principal qui m’a alors un peu déçue. J’attends le lire le quatrième tome en espérant retrouver ce qui m’avait plu dans son caractère.

  • Si tu avais l’occasion d’affronter le personnage que tu détestes le plus, qui choisirais-tu et que lui arriverait-il ?

Je flanquerais volontiers une claque au personnage de Laura dans le roman épistolaire Amour et amitié, de Jane Austen. C’est une jeune femme idiote, manipulatrice et surtout complètement folle dans le mauvais sens du terme. Elle est, tout au long des quelques lettres qu’elle adresse à la fille de sa meilleure amie, complètement ridicule et enchaîne les actions immorales et grotesques. Il s’agit bien évidemment d’un cliché, moquant les héroïnes féminines de l’époque. Ce personnage est absolument exaspérant, étant à la fois niaise et mauvaise mais la lecture n’en reste pas moins hilarante !

  • Si tu devais faire étudier un roman hors programme à une classe de troisième, lequel choisirais-tu ?

Si on part du principe qu’en classe de troisième les élèves commencent à affûter leur esprit critique, je choisirai de leur faire étudier La couleur des sentiments de Kathryn Stockett. Je pense que ce magnifique roman ouvre les yeux sur une des réalités les plus navrantes de notre époque, à savoir le racisme. Pour faire plaisir à mes élèves et surtout à moi, je leur monterais également le film qui est absolument magnifique.

  • Quel est le livre que tu distribuerais lors d’une manifestation dans la rue ?

Sans hésitation, Les victoires du Front populaire de Nicole Mansson, découvert lors d’une Masse Critique Babelio. Cet album illustré est inspirant de part la lutte du Front populaire, entre 1936 et 1938, contre notamment la montée du fascisme. Des figures emblématiques telles que Léon Blum porteront ce mouvement de gauche vers une révolution sociale, donnant naissance par exemple aux premiers syndicats et aux congés payés.

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  • Si tu pouvais transformer un livre en un aliment pour ensuite le manger, quel serait le livre et quel serait l’aliment ?

L’image la plus nette de nourriture que j’ai gardé d’un livre est celle des biscuits Mange moi dans Alice au Pays des merveilles. Je trouve que l’ensemble du roman pourrait être changé en un biscuit coloré que je mangerais volontiers !

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  • Si tu devais harceler un personnage de roman en l’appelant en pleine nuit, sans rien dire, juste en riant avant de raccrocher, qui choisirais-tu comme victime ?

Je choisirais Madame de Merteuil des Liaisons dangereuses ! Cette femme orgueilleuse et manipulatrice m’a toujours fait horreur et mérite amplement son destin à la fin du livre.

  • Si tu devais obligatoirement épouser un méchant littéraire, qui choisirais-tu ? 

Il y a des méchants que l’on déteste mais il y a également des méchants qui nous fascinent ! Je pense que si je devais partager l’existence de l’un d’entre eux, ça serait Draco Malfoy, de la saga Harry Potter. D’accord, c’est un faux méchant puisqu’il renonce à son avenir de Mangemort, d’accord il est légèrement lâche et peureux puisqu’il se cache toujours sous la cape de son père, mais malgré tout ça, je le trouve assez classe et j’aime beaucoup son tatouage sur l’avant-bras.

  •  Quel est le roman que tu voudrais à la fois adapter au cinéma et interpréter le premier rôle ? Evidemment, il s’agit d’un livre qui n’a jamais fait l’objet d’un film.

Je regrette que la trilogie du roman jeunesse Cathy’s Book n’ait jamais été adaptée au cinéma. J’ai vraiment adoré le personnage déglingué de Cathy et je l’interpréterais volontiers si j’en avais l’occasion.


 

Jane Austen

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Aujourd’hui, je voulais vous parler d’une auteure que j’admire énormément non pas seulement grâce à son talent d’écriture, mais également par sa personnalité libre et inspirante.

Sa vie, son oeuvre

Jane Austen née le 16 décembre 1775 dans le Hampshire en Grande-Bretagne et commence très tôt à montrer un goût prononcé pour l’écriture. Elle descend d’une famille de bourgeois aisés et vit dans un univers à la fois confortable et modeste avant de mener une vie beaucoup plus précaire, après la mort de son père.

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Maison de Jane, dans le village de Chawton (en haut). Salon et chambre à coucher (en bas).

 

Son père contribue à son éducation en l’envoyant étudier avec sa sœur loin du foyer familial. Mécontent de la qualité du savoir transmis par la préceptrice de ses filles, il les fait rapidement revenir à la maison. Jane affûte alors son savoir littéraire en lisant et continue à s’essayer à plusieurs genres d’écriture. Elle écrit de nombreux débuts de romans qu’elle abandonnera avant de les retravailler par la suite.

En 1811, grâce au soutien de son père, lui ayant notamment trouvé un éditeur, Jane publie son premier roman anonyme, Sense and Sensibility (Raison et Sentiments) signé par « Une dame ».

Suit alors deux ans plus tard son roman le plus célèbre, Pride and Prejudice (Orgueil et préjugés), écrit alors qu’elle n’avait que 21 ans.

Mansfield Park et Emma seront publiés les années suivantes et Jane connaîtra la reconnaissance du milieu littéraire avant de décéder le 18 juillet 1817 à l’âge de 41 ans.

Deux romans seront publiés après sa mort, Northanger Abbey et Persuasion.

Son caractère

Jane Austen est connue pour être une femme observatrice et sarcastique. Au cours de sa jeunesse, elle écrira de nombreuses pièces de théâtre moquant la société anglaise de l’époque et n’hésitera pas à parodier les romans sentimentaux à la mode.

Dotée d’un sens de l’observation extraordinaire, elle dresse dans ses romans des portraits ironiques et inflige à ses personnages des situations des plus burlesques et ridicules. L’humour au second degré est également une des qualités indéniables de la jeune femme.

Aimant partager ses textes avec sa famille, Jane lira souvent ses manuscrits à voix haute, accentuant le ton moqueur de certains passages. Très proche de sa sœur Cassandra qui illustrera parfois ses livres, elle ira même jusqu’à mettre en scène des personnages étrangement ressemblant à son entourage, recréant notamment le lien solide qui unifiait les deux sœurs, dans Orgueil et préjugés. Il est même aujourd’hui très clair que l’héroïne du roman, Elizabeth, n’était qu’autre qu’une représentation de Jane.

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Aquarelle de Cassandra Austen

Orgueil et préjugés

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Il s’agit du premier livre de Jane Austen que j’ai lu, comme pour la plupart des gens. Traduit dans le monde entier, adapté au petit et au grand écran, repris par des auteurs contemporains (Orgueil et Préjugés et Zombies…), ce grand classique de la littérature anglaise ne cesse d’être lu et adoré.

Résumé éditeur

Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d’un mariage: l’héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n’est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ?
Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l’épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu’il n’y a en fait qu’un héros qui est l’héroïne, et que c’est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.

Mon analyse

La première chose qui me sauta aux yeux dès les premières pages de ce roman fut l’humour et le ton grinçant de l’auteure. Ayant entamé ce classique sans connaître quoi que ce soit du caractère de Jane Austen, j’ai été très surprise et cela m’a permis de rapidement rentrer dans l’histoire.

La trame est pourtant simple, voir simpliste. Tout débute après le coup de foudre d’Elizabeth sur Darcy. Ce dernier montre alors un tel mépris vis à vis de la jeune femme qu’elle en vient à freiner ses sentiments, pour mieux tomber dans les bras du frivole Wickham.

Je trouve qu’Orgueil et préjugés est vraiment le roman où l’art de Jane Austen est à son paroxysme. Elle est à la fois drôle, sensible, observatrice et fait preuve surtout d’un sens impressionnant en matière de psychologie. Quand on connait le jeune âge de Jane quand celle-ci écrivit son plus célèbre roman, nous ne pouvons qu’admirer cette femme autant en avance sur son époque.

A travers le personnage d’Elizabeth, Jane analyse les réactions humaines des membres de la société anglaise du XIXème siècle et fait valoir le naturel, la simplicité et la spontanéité. Ce trait de caractère est justement très présent dans le roman et c’est d’ailleurs pour cela que nous ne pouvons qu’adorer le personnage d’Elizabeth.

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L’ensemble de l’oeuvre de Jane Austen se trouve être une critique de la société de l’époque. Trouvant tardivement un public, ses écrits sont aujourd’hui devenus intemporels.

Amour et amitié 

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Ecrit en 1790, Jane a seulement 15 ans quand elle s’essaye au genre épistolaire. Parodiant dans ce petit roman l’ensemble du style sentimental en vogue à l’époque, Jane fait déjà preuve d’une vivacité d’esprit hors du commun.

Ce bref échange entre le personnage de Laura et de Marianne dresse l’histoire de la première, qui, après l’avoir gardé secrète pendant de nombreuses années, décide alors de tout raconter.

Mon analyse

La trame principale est reléguée au second plan puisque toute la puissance du roman réside dans un humour surprenant pour l’époque et dans l’ironie, présente à chaque page.

Les aventures de Laura, contées par celle-ci, sont toutes plus ridicules les unes que les autres et on dirait même que cette femme possède un véritable don pour s’entourer de personnes toutes aussi débiles et superficielles qu’elle. En plus d’être une impardonnable cruche, Laura sera également une voleuse, une manipulatrice et surtout, et pour notre plus grand plaisir, une fouteuse de pagaille !

Ce tout petit roman est un vrai bonbon littéraire qui nous fait rire aux éclats, chose qui est assez rare pour mon cas. Avec élégance et humour noir, Jane se moque des épanchements lyriques omniprésents dans les romans de l’époque ainsi que de la faiblesse d’esprit de la plupart des héroïnes féminines.


Jane Austen se trouve être une des auteures anglaises les plus célèbres dans le monde entier. Son oeuvre demeure toujours aussi actuelle puisque basée sur des états d’esprits qui n’ont pas tellement évolués. En effet, Jane dénonce les idées reçues, l’orgueil ainsi que bon nombre de clichés, principalement féminins.

En redonnant un sens à la femme libre d’esprit et naturelle, Jane Austen est pour moi une de mes auteures féministes préférées.

 

A nouvelle année, nouveau journal…

Voilà, 2018 est arrivée ! Je vous présente à tous mes meilleurs vœux de bonheur et de santé, puisse cette nouvelle année vous apporter la joie et la réussite.

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Pour moi, il est grand temps de me réorganiser en vue de mes concours à venir ! J’ai toujours profité des débuts de nouvelle année pour prendre de bonnes résolutions. Dès aujourd’hui, je vais donc pouvoir commencer à utiliser un nouvel outil d’organisation, en vogue depuis quelques années, le Bullet Journal.

Entre le journal intime et l’agenda, le concept même du Bullet Journal est à personnaliser soi-même. Le but, c’est de se fabriquer un outil d’organisation unique, complètement adapté à son propre style de vie. Il en existe des entièrement vierges, des pré-remplis pour l’usage d’un agenda et d’autres formes toutes aussi sympas.

Pour ma part, j’ai choisis le Bullet Point Journal de chez Hachette qui a déjà l’apparence d’un agenda. Je me suis vite empressée de personnaliser ma page de garde !

La plupart des Bullet Journal proposent déjà des idées de pages à créer soi-même. Il en existe des centaines et nous pouvons bien évidemment inventer les nôtres. Pour plus de clarté, il est conseillé de faire un petit index à côté de la page de garde pour bien s’y retrouver.

La première grande page que j’ai créé est ce que l’on appelle un Futur Log. C’est un simple tableau à douze cases, les mois de l’année à venir. L’objectif de cette page est de donner une vision générale des temps forts à venir. Il suffit d’y inscrire quelques mots, sans détailler.

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Il faut vraiment écrire sur cette page les futurs événements les plus importants pour qu’en un seul coup d’œil, nous puissions avoir une idée de ce qui nous attend.

Dans les pages suivantes, j’ai organisé ma Pile à Lire où j’y inscris les livres que j’aimerais lire dans l’année, ainsi qu’une page nommée Destinations. Je laisse libre cours à ma créativité en collant et en dessinant les destinations de mes rêves !

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L’outil que j’utilise le plus dans mon Bullet Journal est l’Annual Tracker, créé sur une double page. C’est encore une fois un simple tableau avec les mois de l’année en colonnes et les jours en lignes. J’ai inscris plusieurs catégories d’éléments tels que « Santé » (RDV ophtalmo, RDV dentiste, Maladies…), « Professionnel » (Entretiens, Début de contrat…), « Finance » (Salaires), « Bien-être » (Coiffeur, Séance Shopping, Cycle…) etc.

J’ai inventé un code couleur pour chaque élément et il me suffit d’inscrire ce code dans la case du jour correspondant. Cela permet d’avoir une vision dynamique sur les mois achevés et de retrouver, par exemple, la date de son dernier RDV chez le dentiste.

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J’utilise également beaucoup le Kakebo qui ressemble à un cahier de compte. Il suffit simplement d’y inscrire ses dépenses sous plusieurs catégories (Restaurant, Loisir, Vêtements…). J’aime beaucoup suivre mes dépenses, le fait de voir que j’ai dépensé beaucoup d’argent en restaurant au mois de décembre m’aide à rééquilibrer mon budget !

J’ai destiné les autres pages vierges de mon journal pour notamment un Habit Tracker qui consiste à créer pour chaque « bon réflexe » un code couleur que l’on reporte au fil des cases journalières du journal.

Les pages de l’agenda sont donc déjà remplies à l’exception du Monthly Log que je crée en face des pages de garde mensuelles.

Il ne me reste plus qu’à m’amuser à décorer les pages hebdomadaires au grès de mes envies !

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Pour m’inspirer et trouver des idées de pages à créer, j’ai utilisé Mon cahier Bullet Agenda de chez Solar Editions.

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J’ai trouvé ce petit carnet très bien fait et surtout très inspirant. On y trouve une multitude de conseils et astuces pour optimiser son Bullet Journal. J’ai appris à ne pas être trop perfectionniste et en effet, il n’y a rien de plus frustrant que de bloquer sur une faute, une rature ou un dessin raté. Les activités créatives comme la confection d’un Bullet Journal nous obligent à accepter nos erreurs !


Avez-vous pris de bonnes résolutions pour l’année 2018 ? Allez-vous utiliser un Bullet Journal ? N’hésitez pas à m’en parler dans les commentaires !

J’ai reçu des runes pour Noël

Cette année, mes cadeaux de Noël sont tous plus variés les uns que les autres. Entre une machine à coudre et une paire de chaussettes avec l’emplacement des orteils, j’ai pu trouver un étrange petit paquet fabriqué à la main. Cet étrange étui fait du bruit quand on le secoue comme-ci on y avait placé plein de petits cailloux à l’intérieur.

J’ouvre et Oh ! Ce sont bien des petits cailloux !

Sauf que ceux-là, ils sont vraiment spéciaux. D’accord, ils sont peints à la main comme les petits galets que j’offrais à tout le monde, quand j’étais petite. Mais cette fois-ci, ils sont vraiment vraiment particuliers: ce sont des runes.

 

C’est quoi, des runes ?

Pour faire simple, les runes sont l’ancien alphabet des peuples nordiques. Dans leur culture, il était d’usage de consulter l’avenir et de questionner le présent afin de retrouver une direction. Les runes n’étaient pourtant pas utilisées dans un rôle purement oraculaire. En effet, elles servaient également de base pour une réflexion afin de mieux vivre le présent et le futur.

Seulement les chamans pouvaient utiliser les runes ainsi que les fabriquer. Comme chaque rune représente l’encense d’un arbre, elles étaient à l’origine confectionnées dans un morceau de bois correspondant. La lettre y était gravée avec un couteau spécialement prévu à cet effet.

Au fil du temps, la tradition runique s’est transformée et rependue. Nous trouvons de nos jours des symboles différents puisque l’alphabet fut étoffé et la fabrication même des runes a subit de profonds changements. Les miennes sont par exemple faites de petits galets et les lettres y sont peintes.

Comment ça marche ?

Là encore, il y plusieurs méthodes. Le plus simple tirage, appelé « tirage du destin », consiste à étaler les runes devant soit et d’en tirer seulement trois. La première incarnera le passé, la seconde le présent et la dernière le futur. Le fait que la rune soit tirée face endroit ou renversée a un rôle important: l’interprétation ne sera pas la même.

Comme pour le principe du jeu de Tarot divinatoire, chaque rune porte des caractéristiques qui lui sont propres mais cela ne s’arrête pas là. En effet, la rune incarne également un mois de l’année, une saison, un arbre, une pierre ainsi qu’un animal. Représentant également une divinité nordique, la rune possède un puissant symbolisme qu’il est important d’apprendre pour une interprétation précise.

Un second tirage connu consiste à confectionner un « arbre du monde » en tirant neuf runes et en les positionnant à des points précis.

La particularité des runes

Les runes sont issues d’une tradition très ancienne. Elles véhiculent un savoir ancestral qui était autrefois transmis de chaman en chaman.

Il est important de noter que le pouvoir des runes réside dans la faculté du lecteur à interpréter les messages que celles-ci lui transmettent. Signifiant « murmure », le mot rune incarne l’idée même d’un lien fragile et subtil entre notre monde et l’ailleurs.

Les runes sont donc à utiliser dans un état de pleine conscience tout en créant des liens vers sont propre inconscient. La posture d’esprit est compliquée certes mais le message ainsi délivré n’en sera que plus personnel.

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La question est, pourquoi tu as trouvé des runes sous ton sapin ??

Tout le monde sait que je suis intéressée par tout ce qui est folklorique. J’aime apprendre les pratiques anciennes pour me guider dans mes réflexions et je fais preuve d’une grande intuition depuis que j’utilise des supports oraculaires.

Cependant, je n’ai jamais donné à aucune pratique une totale légitimité. Je préfère nettement m’en servir comme base avant une méditation, ce qui fait que je ne me fie jamais entièrement au message que j’ai reçu. Je doute que le hasard mêlé à mon conscient/inconscient puisse me donner des réponses fiables quant à ma situation ! Il serait même, selon moi, imprudent de donner à toutes formes de divination le pouvoir de dévoiler la vérité.

Je pense que la vérité recherchée est en nous et qu’un support oraculaire peut simplement nous aider à y accéder.

 

Le plus gros cadeau sous le sapin…

Après avoir pris un bon petit-déjeuner, le 25 décembre matin, nous avons enfin eu le droit d’ouvrir nos cadeaux ! Le plus gros cadeau sous le sapin portait une étiquette à mon nom… en seulement quelques secondes, j’ai découvert à quoi pouvait ressembler le plus gros de tous les bijoux !


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J’ai toujours rêvé d’avoir une machine à coudre rose et mon souhait a été exaucé. Merci Papa-Maman Noël !

Bon, je dois avouer qu’une fois assise devant la bête, j’ai légèrement perdu mes moyens. Tous ces crochets, ces mécanismes complexes, ces roulettes etc… de quoi me donner envie de toucher qu’avec les yeux ! Heureusement que ma mère et ma grand-mère sont là pour m’apprendre les bases. Le reste se fera au fil de mes erreurs !

Avoir un tel outil de couture m’a tout de suite donné envie de m’y remettre ! Il ne m’a pas fallu attendre le lendemain pour aller chercher en magasin de jolis tissus ainsi qu’un kit pour confectionner moi-même un sac.

Après une rapide prise en main et un regrettable accident (coudre le pied de biche levé rime avec fil emmêlé !), je me sens prête à me lancer dans mon premier projet ! Il va tout de même falloir que je prenne mon temps, surtout pour la découpe des pièces de tissus puisque la précision n’a jamais été mon fort. Malheureusement, dans la couture, c’est indispensable et je ne crois pas pouvoir lancer un nouveau concept à base de créations asymétriques. A moins que…


Il me reste à présent à m’aménager un petit atelier au calme…

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Avez-vous déjà travaillé sur une machine à coudre ? Je suis preneuse de tous conseils et astuces !

La Bibliothèque de Poudlard, J.K. Rowling

La-bibliotheque-de-PoudlardLe coffret :

La Bibliothèque de Poudlard est un joli coffret composé de trois livres différents : Les Animaux Fantastiques, vie et habitat, Le Quidditch à travers les âges, Les Contes de Beedle le Barde. 

Tous aussi beaux les uns que les autres, ces livres nous replongent dans l’univers d’Harry Potter des années après la parution du dernier tome. J’ai beaucoup aimé retrouver le vocabulaire unique créé par J.K. Rowling, l’atmosphère magique du monde magique et surtout apprendre une multitude de choses sur une réalité parallèle que l’on admet volontiers.

Au fil de la lecture, le monde magique s’étoffe, prend plus d’épaisseur en se composant alors d’un passé et d’un futur. Puisque chaque livre est écrit à une époque bien plus ancienne que celle du héro à lunettes, nous ne pouvons cependant pas nous empêcher de tisser des liens entre les siècles.

Les Animaux Fantastiques, vie et habitat 

N’étant pas un simple bestiaire, le livre de Norbert Dragonneau nous propose une véritable étude sur le sujet des animaux et bêtes magiques. En abordant la question du point de vue des sorciers puis par celui des moldus, l’auteur nous expose la complexité de la place des créatures légendaires au sein des deux mondes.

Suit du coup le bestiaire dans un ordre alphabétique. J’ai vraiment aimé la classification des espèces établie en degré de dangerosité, ainsi que l’indication des anciennes appellations. Le descriptif de chaque animal magique est parfois drôle, effrayant ou même assez burlesque. Il est facile de dresser un petit top 5 de ses animaux préférés !

Le plus du livre est bien évidement qu’il soit illustré par de magnifiques gravures. Le côté ancien des images donne au livre un petit côté « vieil encyclopédie » que j’ai beaucoup aimé.

Les Animaux Fantastiques, vie et habitat est également enrichit de notes manuscrites qui le rendent encore plus vivant et authentique.

Le Quidditch, à travers les âges

Retraçant l’histoire du sport préféré des sorciers en allant des premiers « jeux de balais » à l’explication des règles officielles, ce livre sur le Quidditch est passionnant. J’ai beaucoup aimé les détails, comme par exemple les écussons des équipes les plus célèbres dans toute la Grande-Bretagne. L’évolution du balais est aussi détaillée ainsi que tous les accessoires nécessaires pour un match de Quidditch.

Ce guide est donc très complet et nous apporte une connaissance solide sur ce sport. Le plus du livre est, selon moi, l’apparition des jeux de balais à travers le monde. Les liens que fait l’auteur entre le balai et les différentes cultures sont passionnants !

Les Contes de Beedle le Barde

Le très célèbre livre de contes pour enfants, commenté par l’illustre Professeur Albus Dumbledore et traduit par Hermione Granger !

J’ai tout simplement dévoré ce livre en analysant chaque conte pour trouver le symbolisme, repris par Dumbledore. L’univers magique nous enveloppe et nous voilà plongé au cœur même de la féerie, tantôt merveilleuse, tantôt inquiétante.

Le ton sobre des contes, mêlant l’idée de la mort et de la puissance nous fait étrangement penser à nos « contes pour Moldus » où la morale devait apparaître aux yeux de chaque lecteur.

Mon conte préféré est sans nul doute celui des Trois Frères.  La personnification de la mort en un personnage mystérieux et malicieux est très esthétique et je trouve que l’enseignement transmis par cette histoire extraordinaire. Les trois frères incarnent quant à eux trois traits de caractères bien humains: l’un représente l’orgueil de part sa soif de puissance, l’autre incarne un sentiment beaucoup plus complexe car son chagrin le pousse à violer les lois de la nature, en ressuscitant un défunt. Les deux premiers frères sont ainsi punis d’avoir cru que la magie pouvait en faire des dieux surpuissants. Le troisième frère, beaucoup plus humble, ne provoque pas la mort en osant ne pas la craindre. Bien au contraire, il désire simplement y échapper. Le fait que celui-ci soit resté au niveau d’être mortel lui a donc permis de vivre longtemps.

La symbolique de ce conte est bien plus profonde et il serait intéressant de l’analyser d’un regard purement philosophique.


En bref, ce coffret est absolument magnifique. Le travail de J.K. Rowling en collaboration avec les illustrateurs donne un résultat précieux que tous les fans d’Harry Potter se doivent d’exposer dans leur bibliothèque.

 

Ma note : 9/10